3.
5.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
On a beau bondir à la moindre pub,
hurler à l’anti conso et se demander si cette histoire de décroissance, quand même, ce ne sera pas une piste, on finit, comme tout le monde ... aux soldes. Et vas-y que je t’achète des disques
pas indispensables principalement parce qu’ils ne sont pas chers. Bref. Trois semaines et demi plus tard, tout est écouté, digéré ... consommé ?
28 morceaux, 54 minutes. Hey ho, let’s go. Un peu comme pour le No sleep ‘til Hammersmith de Motorhead, inutile d’être un fan pur et dur du groupe pour aimer
LE disque live. Un concert, c’est ça, un point, c’est tout. Et lorsque le disque s’arrête, curieusement, on a les pieds qui collent au sol à cause de la bière tiède renversée partout...
J’ai longtemps crû que ce disque était mon album de Renaud préféré. Parce que Deuxième génération, Pochtron et Loulou. Parce qu’étant petit
j’ai fait une fixette sur Dès que le vent soufflera (tiens, à la réflexion, ça explique peut-être ma fascination débile pour la mer (en deux mots) alors qu’elle se trouve si loin de
moi...). Bref. Cela me fend le coeur d’écrire ça mais Morgane de toi est un disque qui a terriblement vieilli. Paroles, musiques et production. Tout a vieilli. Bon, la plupart des
disques de 1983 ont pris un bon coup de vieux mais celui-ci fait vraiment de la peine.
Un disque qui m’intriguait depuis longtemps. Je n’ai jamais été fan de l’Indo eighties. Celui des années 2000 ne me touche pas. Deux périodes différentes mais pour
lesquelles le groupe se résume souvent à la même chose : caricature. Des autres mais aussi de lui-même. Et la caricature, ça manque souvent de saveur. Mais entre les deux périodes, Indochine a
été humain. Humain parce qu’ils n’ont jamais lâché l’affaire alors que leur public s’était réduit à la portion congrue. Humain aussi parce que rattrapés par la réalité de la vie et de la mort. A
ce moment, sortait ce qui est pour moi le meilleur album d’Indochine : Danceteria. Sans cliché, presque sobre, humain. Et 3 ans avant, il y avait cet album, plutôt passé inaperçu. Sans atteindre
les sommets de Danceteria, Wax est un bon album pop-rock, plutôt bien écrit. Pas bouleversant mais agréable.
Daniel Darc – Crève coeur (2004)
J’étais passé à côté de ce disque à sa sortie. Emprunté, écouté mais trop distraitement. Ah oui, c’est pas mal. Et hop, on passe à autre chose. Erreur. Ce disque est
très (très) attachant. Merci à ska d’avoir réaiguisé ma curiosité à ce sujet. Touché.
Là aussi, j’avais été beaucoup trop rapide à catégoriser puis zapper. Brève écoute au casque chez un disquaire. Pas accroché. Pas grave, il y a tellement de choses à écouter.
Sauf que parfois il faut savoir ralentir un peu. Certain disque mérite deux oreilles et même un petit bout de cerveau. Cet album a été encensé un peu partout et certain d’entre vous m’en ont parlé, directement ou indirectement. A force, j’avais envie de lui donner une deuxième chance.
A la première écoute, la voix ne passe pas. Musicalement, ça manque de cohérence. Mais les écoutes suivantes libèrent la voix (chantée, rappée, slamée, parlée, on s’en
fout, on boit juste les paroles). Les musiques sont formidables, variées certes mais tellement accordées aux textes. Cet homme a une plume magnifique. A découvrir absolument si ce n’est déjà
fait.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
J’avais une forte envie de participer au (fameux) crossover de Thom. J’ai d’abord pensé à
l’écrivain Nick Hornby qui a bâti une bonne partie de sa carrière sur la musique puis à Hit-Parade d’Arnaud Guillon, un agréable recueil de nouvelles au
cours desquelles une chanson joue un petit rôle. Et puis non, je manquais de conviction.
Le sujet m’est apparu très récemment, comme une évidence. Même si ce n’était pas gagné d’avance.
Le sujet est un disque, Billy the Kid de Kat Onoma. Un disque un peu littéraire mais surtout une grosse énigme pour moi.
Billy the Kid est, théoriquement, un concept album. Un disque dont tous les titres tournent autour du même personnage, c’est un concept album, non ? En pratique, il s’agit d’un simple fil d’Ariane et les strasbourgeois nous épargnent tous les écueils traditionnels du concept album : intro pompeuse, final ridicule et intermèdes destinés à recoller les morceaux. De toutes façons, je ne suis pas certain qu’un disque qui a besoin de transitions puisse être un bon disque...
Le sujet, c’est ... Billy the Kid, vous l’aviez deviné. La quasi intégralité des textes est issue d’un texte du poète américain Jack Spicer concernant notre hors-la-loi. On trouve aussi un texte navajo et des morceaux écrits par l’écrivain Pierre Alferi sous le pseudonyme de Thomas Lago mais toujours sur le même thème.
Voilà pour l’aspect littéraire de l’objet.
Ensuite, il y a l’énigme. Le truc qui m’échappe complètement, c’est pourquoi Kat Onoma n’a pas vendu des palettes et encore des palettes de ce disque, conquis l’Hexagone puis le monde ? Oui, pourquoi ?
On tient là une galette d’une richesse rare mais accrocheuse dès la première écoute. Ça semble tout simple et ça coule dans les oreilles (même si chaque écoute dévoile une nouvelle facette de ce trésor inépuisable). Plus de la moitié des titres sont des singles en puissance !!!
Alors pourquoi ?
Peut-être à cause du mélange des genres : pop, rock, blues et jazz.
Peut-être à cause de la stupide réputation intello du groupe.
Peut-être à cause du chant en anglais, en français et en espagnol.
Bêtises ! (Pour rester poli.)
Effectivement, les plages de cet album oscillent entre de nombreuses catégories musicales. Mais la cohérence est là, fascinante et l’effet (probablement) recherché atteint : un album cinématographique, bourré de climats et de paysages, tous très beaux. Suffit de fermer les yeux et hop, l’Amérique en couleur.
Effectivement, Rodolphe Burger a été prof de philo dans sa vie.
Kat Onoma, ça veut dire "Comme son nom l’indique", en grec.
De nombreux textes ont été écrits par des écrivains.
Deux membres du groupes viennent du jazz.
La musique de Kat Onoma est complexe, au sens de l’écriture musicale.
ET ALORS ? On s’en fout un peu de tout ça, non ? Ce qui compte, ce sont les chansons !
Effectivement enfin, le chant parfois âpre, parfois parlé, parfois caressant passe sans transition du français à l’anglais, d’un morceau à l’autre, parfois au sein
d’un morceau, les deux se superposant même à l’occasion. Personnellement, j’adore ça (la langue, les langues, c’est une des principales raisons de ma passion pour Stephan Eicher) et je ne pense
pas que cela puisse être un vrai barrage au succès commercial d’un bon album. La preuve, Billy the Kid est sorti en 1992, la même année que Tostaki qui fonctionne exactement sur
le même principe linguistique.
Je n'ai pas la réponse de cette enigme-là.
"C’est la radio qui m’a appris la mort de Billy", pfff, ferait mieux de nous passer des bons disques, la radio.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Pour célébrer la lente disparition des
cédés (humour, ah, ah), Guic’ the old nous a proposé ce défi.
Imaginons un instant que vous partez en voyage pour Pluton.
Pour éviter les interférences électroniques vous êtes privé d’iPod.
A cause des restrictions de masse, vous n’ayez droit qu’à un disque...
Bien sûr vous pouvez prendre Exile on main street des Rolling Stones. Mais bon, en même temps, Tumbling dice pour l’éternité, ça va être long... L’alternative, c’est de se bricoler soi-même sa compile.
1. Queens of the stone age : Feel good hit of the summer (Rated R – 2’43)
Rock’n’roll !!!!!!!!!! Ou comment
bien démarrer l’éternité.
2. Alain Bashung : 2043 (Fantaisie militaire – 3’44)
"La réveillez pas, pas avant 2043" et ce sommet "ces congénères crient au génie"
sont plutôt de circonstance. Dans le genre, il y a aussi "4000 années d’horreur" d’Etienne Daho qui était sur ma short list...
3. Sixteen Horsepower : Outlaw song (Folklore – 4’29)
Un titre écouté un zillion de fois et je ne m’en lasse toujours pas. Un titre
western, un titre sur le danger.
14. NTM : Paris sous les bombes (Paris sous les bombes – 4’18)
"Où sont mes bombes, où sont mes bombes?" Sacré Joey.
15. Pearl Jam : Present tense (No code – 5’46)
Toute leur carrière résumée dans ce titre ? J’exagère un peu mais il y a peu tout ce que j’aime chez PJ dans ce morceau.
16. Rammstein : Los (Reise, Reise – 4’25)
Tout en finesse. C'est rare, faut en profiter.
17. R.E.M. : Lotus (Up – 4’30)
Il y a quelques titres de R.E.M. qui me font cet
effet-là : perfection. Low, la quasi intégralité de ceci, Strange currencies, I’ll take the rain,
Drive, je pourrais continuer longtemps.
18. The Rolling Stones : Wild Horses (Sticky fingers – 5’44)
Dur, le choix, très
dur...
19. Johnny Cash : Personal Jesus (American IV : The man comes around – 3’20)
Ce qui nous permet de faire apparaître le fantôme de Depeche Mode.
J’avais aussi pensé à mettre How i could just kill a man par RATM afin d’avoir une pensée pour Cypress Hill mais faute de place ...
20. Suede : A crack in the Union Jack (Head Music – 1’56)
Meilleure chanson de fin de disque de tous les temps, elle a plus que sa place
ici.
Durée totale : 80 minutes 00 seconde. Quand j’ai vu ça, j’ai su qu’il ne fallait plus rien changer. Même si une telle compile sans Daho, Dominique A ou Dylan, c’est quand même un peu scandaleux...
A bientôt pour de nouvelles aventures ! (promis)
Disque écouté : The Rolling Stones : 12 x 5
Jeu joué : Müll & Money
Livre lu : La passion des femmes
Film vu : Ensemble c'est tout
Concert : Manu
Musique : X-Syndicate
Jeu : Au-delà de Thèbes
Lectures : 6 bandes dessinées
Cinéma : 2 x Michael Mann
Events : Eurocks 2007
Moi et mon chien : Chemises en forme de Té
Bouts d'ficelle : Monsieur Kand
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