On a beau bondir à la moindre pub,
hurler à l’anti conso et se demander si cette histoire de décroissance, quand même, ce ne sera pas une piste, on finit, comme tout le monde ... aux soldes. Et vas-y que je t’achète des disques
pas indispensables principalement parce qu’ils ne sont pas chers. Bref. Trois semaines et demi plus tard, tout est écouté, digéré ... consommé ?
28 morceaux, 54 minutes. Hey ho, let’s go. Un peu comme pour le No sleep ‘til Hammersmith de Motorhead, inutile d’être un fan pur et dur du groupe pour aimer
LE disque live. Un concert, c’est ça, un point, c’est tout. Et lorsque le disque s’arrête, curieusement, on a les pieds qui collent au sol à cause de la bière tiède renversée partout...
J’ai longtemps crû que ce disque était mon album de Renaud préféré. Parce que Deuxième génération, Pochtron et Loulou. Parce qu’étant petit
j’ai fait une fixette sur Dès que le vent soufflera (tiens, à la réflexion, ça explique peut-être ma fascination débile pour la mer (en deux mots) alors qu’elle se trouve si loin de
moi...). Bref. Cela me fend le coeur d’écrire ça mais Morgane de toi est un disque qui a terriblement vieilli. Paroles, musiques et production. Tout a vieilli. Bon, la plupart des
disques de 1983 ont pris un bon coup de vieux mais celui-ci fait vraiment de la peine.
Un disque qui m’intriguait depuis longtemps. Je n’ai jamais été fan de l’Indo eighties. Celui des années 2000 ne me touche pas. Deux périodes différentes mais pour
lesquelles le groupe se résume souvent à la même chose : caricature. Des autres mais aussi de lui-même. Et la caricature, ça manque souvent de saveur. Mais entre les deux périodes, Indochine a
été humain. Humain parce qu’ils n’ont jamais lâché l’affaire alors que leur public s’était réduit à la portion congrue. Humain aussi parce que rattrapés par la réalité de la vie et de la mort. A
ce moment, sortait ce qui est pour moi le meilleur album d’Indochine : Danceteria. Sans cliché, presque sobre, humain. Et 3 ans avant, il y avait cet album, plutôt passé inaperçu. Sans atteindre
les sommets de Danceteria, Wax est un bon album pop-rock, plutôt bien écrit. Pas bouleversant mais agréable.
Daniel Darc – Crève coeur (2004)
J’étais passé à côté de ce disque à sa sortie. Emprunté, écouté mais trop distraitement. Ah oui, c’est pas mal. Et hop, on passe à autre chose. Erreur. Ce disque est
très (très) attachant. Merci à ska d’avoir réaiguisé ma curiosité à ce sujet. Touché.
Là aussi, j’avais été beaucoup trop rapide à catégoriser puis zapper. Brève écoute au casque chez un disquaire. Pas accroché. Pas grave, il y a tellement de choses à écouter.
Sauf que parfois il faut savoir ralentir un peu. Certain disque mérite deux oreilles et même un petit bout de cerveau. Cet album a été encensé un peu partout et certain d’entre vous m’en ont parlé, directement ou indirectement. A force, j’avais envie de lui donner une deuxième chance.
A la première écoute, la voix ne passe pas. Musicalement, ça manque de cohérence. Mais les écoutes suivantes libèrent la voix (chantée, rappée, slamée, parlée, on s’en
fout, on boit juste les paroles). Les musiques sont formidables, variées certes mais tellement accordées aux textes. Cet homme a une plume magnifique. A découvrir absolument si ce n’est déjà
fait.
A bientôt pour de nouvelles aventures !



