Johnny à Metz
Je vous épargne le bus, la chaleur, la foule, les vendeurs de saucisses, le service d'ordre (j'ai vu plus de personnel ce soir-là qu'il n'y a de public à La Laiterie lorsque les concerts sont complets), l'attente et (hum, hum) Anggun.
La nuit n'était pas encore tombée lorsque débute l'éternelle introduction. Johnny finit par apparaître accompagné de ses musiciens : formations de cuivre absente et de choristes réduite au minimum, premier point positif qui se fera sentir tout au long du concert.
L'orientation est clairement rock, le son est pas mal et tout le monde semble très en forme.
Les nouveaux morceaux (La paix et Ce qui ne tue pas nous rend plus fort) passent très bien et me permettent de digérer Marie qui semble ravir le reste du public…
Une excellente version de Hey Joe (en français) et un premier duo avec la choriste (J'oublierai ton nom) nous amène à la partie acoustique.
Détente pour le groupe, pour les oreilles, pour Johnny qui évoque Raymond Devos.
Les choristes interprètent ensuite Proud Mary de Fogerty avec classe et c'est parti pour la seconde partie.
Les fameux morceaux Voyage au pays des vivants et Rivière …ouvre ton lit (de 1969) sont parfaitement réorchestrés et encadrent un Allumer le feu qui sonne plus seventies que jamais. C'est la version anglaise de Honky Tonk Woman (des Stones) qui sert de support au dernier duo de la soirée, toujours avec la choriste Amy Keys. La fin du concert est moins réjouissante puisqu'on finit sur du classique, même si Derrière l'amour, Gabrielle et Que je t'aime ont aussi subit un sympathique lifting.
Rappel avec Si tu pars du dernier album (bof) et La quête de Brel. J'ai toujours un mal fou avec ses reprises de Brel ou de Piaf et une fois de plus, ça ne passe pas.
Au final c'est simple, j'ai adoré. Je crois être resté objectif pour mes articles sur le dernier album et le film Jean-Philippe, mais là, j'ai pris une telle claque sonore et visuelle que les éventuelles objections que je pourrais soulever (Mon plus beau Noël, le final, le fait que les parigots ont eu droit à deux inédits supplémentaires mais pas nous !) me semblent dérisoires. Le parti pris du retour aux sources est à la fois réussi et complètement assumé : c'était, musicalement parlant, parfait.
La scène, le light show et l'ensemble de ce qui est passé sur les écrans géants était beau et réussi sans être tape à l'œil. Il est évident que Johnny sait s'entourer et que rien n'est laissé au hasard mais les notions de "musique" et de "public" semblent plus importantes que celle du professionnalisme pur.
Soirée de fan, quoi.
A bientôt pour de nouvelles aventures !