Stephan Eicher - 23 mai 2007 - Schiltigheim
Cet article fait suite à celui-ci.
Oui, je suis allé le voir une sixième fois.
Stephan et ses musiciens nous font patienter une heure pour ne jouer qu'une petite heure et demi. On n'a jamais vu la couleur des "invités" du billet et .... et .... et c'est tout.
A part ça, on a vu un concert magique (comme souvent avec ce monsieur) qui entre directement dans mon top 10 des lives auxquels j'ai eu la chance d'assister. Rien de moins !
D'abord il y a un décor simplissime fait de draps blancs sur lesquels les ombres des musiciens sont parfois captés (ils sont devant les draps, Eicher n'a pas engagé les Shadows non plus, hein).
Des tout vieux titres (I tell the night, Combien de temps), des vieux (Manteau de gloire, Pas d'ami), des incontournables (Déjeuner en paix (pour la première fois en acoustique dans mes oreilles), Rivière, Hemmige), du rare (Campari soda avec le "copilote" qui chante Creep de Radiohead au lieu de son texte...), des récentes (On nous a donné et Ce peu d'amour enchaînées, géniales) mais toutes réarrangées. A chaque fois, une nouvelle interprétation, un nouveau souffle, presque de nouvelles chansons. Ce n'est plus tout-à-fait un concert mais bien un spectacle, au sens de la création.
Stephan n'est accompagné que de trois musiciens mais tous trois sont largement multi instrumentistes et changent d'outils entre chaque morceau et même régulièrement pendant les morceaux. Du bonheur pour les oreilles mais aussi pour les yeux. (et dans la bonne humeur en plus). Eicher pour sa part reste à la guitare acoustique pendant toute la soirée.
Quid des nouvelles chansons ? Je ne vous cache pas que le dernier album, je ne le sentais pas. Ce single écrit par Raphaël, ça n'augurait pas que des bonnes choses. Les extraits entendus ça et là semblaient un peu mous, un peu en panne d'inspiration.
Résultat ? L'artiste a bien fait son travail de promotion puisque j'ai acheté le disque le lendemain. Il est pas mal du tout (en dehors de la Raphaëllerie et des passages jazzounets, bien sûr). Il est même très bien.
Rendez-vous à l'automne pour le septième ? Je suis partant.
A bientôt pour de nouvelles aventures !