Douze contes vagabonds de Gabriel Garcia Marquez
Je lis deux auteurs sud-américains : Sepulveda le Chilien et Garcia Marquez le Colombien. Ils ont, à mon sens, peu de choses en commun en dehors de leur continent d'origine et je ne les aime d'ailleurs pas pour les mêmes raisons. J'aime les intrigues de Sepulveda, son humour et son engagement. J'aime la façon dont Garcia Marquez parvient à laisser le temps au temps sans jamais être ennuyeux. Comme la nouvelle est précisément un genre dans lequel l'auteur doit planter son décor et ses personnages rapidement, j'étais curieux de lire ce recueil.Au final et bien que je sente parfaitement les deux aspects qui lient ces 12 contes (les sud-américains en Europe et une légère touche de fantastique), je les ai trouvées très inégaux. Certains m'ont enchanté alors que d'autres tombent complètement à plat. J'ai adoré Je ne voulais que téléphoner, de loin le meilleur récit, celui d'une femme prise en stop par un autocar se dirigeant vers un asile d'aliénées. En revanche, j'ai du relire les deux dernières pages de Maria dos Prazeres pour en comprendre la chute. Et encore, je ne suis pas certain d'avoir tout bien compris.
J'aime toujours l'auteur, j'aime toujours le genre mais cet ouvrage m'a suffisamment déçu pour que je ne le conseille qu'aux inconditionnels de G Garcia Marquez ou de recueils de nouvelles décalées.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
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