Pearl Jam - 13 septembre 2006 - Berne
Ah la Suisse ! Ses limitations de vitesse surréalistes (80 km/h dans certains tunnels, pourquoi pas les passer en marche arrière tant que nous y sommes ?), ses travaux incessants et interminables, sa vignette autoroutière … Pour le dernier point, je n'y ai pas pensé une seconde et j'ai pris la "mauvaise voiture", celle dépourvue de vignette. Et arrivé à la frontière, c'est le jackpot pour la confédération helvétique.
Une fois sorti de la voiture, tout s'arrange. Organisation et gentillesse sont les maîtres mots. Et, un peu comme dans les rues d'Amsterdam, on a ce sentiment de polyglottisme (j'hésite avec multilinguisme…) assez drôle : en écoutant les conversations autour de vous, de nombreuses langues se côtoient, les accents sont différents. J'adore ça, même si le suisse allemand n'est pas toujours très doux à l'oreille…
Le concert de ce soir a lieu dans un palais des sports. Plus précisément, dans la patinoire du club de hockey de la ville. La scène est sur la glace, dans l'axe de l'anneau. La fosse aussi est sur la glace (qui est bien sûr protégée par des plaques de plastiques). Le reste des tribunes donne une chouette impression d'amphithéâtre. Ou de BD de Bilal, chacun jugeant avec ses références.
Mais venons-en enfin à la musique. Après une agréable première partie au son malheureusement bridé, faisant plus ressembler le groupe à un fond sonore qu'à une première partie, les lumières s'éteignent et j'ai un petit pincement. Le petit moment où on se dit "j'y suis", c'est complètement unique. J'ai eu une pensée pour ma dulcinée et notre petit bonhomme. Et pour la personne qui m'a fait écouter Vitalogy pour la première fois.
Et c'est parti. Pearl Jam est énorme, assure, adore ses fans qui le lui rendent bien mais "ne se la jouent" jamais. Beaucoup de titres, certains me touchent plus que d'autres (Breakerfall, Better Man, Low light et moins les titres des deux premiers albums et du dernier qui étaient majoritaires) mais curieusement, la set list n'a eu que très peu d'importance pour moi ce jour-là. Je voulais les voir. Je les ai vu, je suis ravi, le reste, ce sont des détails. (Comme cette chemise à carreaux millésimée 1992, j'en croyais à peine mes yeux…). Mais ce que je retiendrai vraiment de cette soirée, c'est la simplicité et la sincérité de ces 6 gars, venus partager quelque chose.
A bientôt pour de nouvelles aventures !