Funkenschlag
Une boîte plutôt austère, un thème pas super vendeur et une durée annoncée de 2 heures de jeu. Voilà les trois éléments qui m'ont longtemps fait repousser ma première partie de Funkenschlag.
Quelle erreur ! Funkenschlag est un jeu à la mécanique simple, fluide et parfaitement huilée qui vous entraine dans deux heures (effectivement) de gestion d'un réseau électrique (oui, quand même).
A chaque tour, l'enchainement se répète : vente de centrales électriques aux enchères, achat de ressources (pétrole, déchets, charbon et uranium), construction et encaissement des bénéfices en fonction du nombre de villes alimentées.
La mécanique (je sais que je me répète) est extrêmement plaisante et chaque tour apporte son lot d'interrogations : acheter ou pas ? Construire ou pas ?
Le nombre de centrales de chacun détermine l'ordre du tour et il est toujours plus interessant d'être dernier puisqu'on achète ses ressources moins chères et qu'on sera le premier à construire au tour suivant. Sauf que la partie s'arrête lorsqu'on a construit X (suivant le nombre de joueurs) centrales. Le gagnant est celui fournissant du courant au plus grand nombre de villes.
Tout le sel du jeu réside dans son rythme ou plutôt le rythme que vous allez lui (vous) imposer. Faire la course en tête est difficile mais une gestion parfaite peut mener à la victoire. La stratégie la plus évidente consiste à "rester dans le peloton" ... et accèlérer au bon moment !
Une fois l'illustration de la boîte, la durée et le thème digéres, on pourra se délecter des 4 cartes existantes (Allemagne / Etats-Unis dans la boîte et France / Italie pour l'extension) avec un seul petit regret à admettre : les parties sont souvent très serrées. C'est bien sûr agréable car comme le dit un grand philosophe de notre temps : les victoires sont comme les blagues : les plus courtes sont les meilleures. Mais à Funkenschlag, au bout de deux heures de jeu, quelques malheureux électros (monnaie du jeu, permettant les achats divers et le départage des égalités en fin de partie) vous séparent parfois de la victoire. Cela peut être assez frustant. Mais on vient souvent de passer deux très bonnes heures ensemble.
A bientôt pour de nouvelles aventures !