Cliente
"On ne demande pas son âge à une femme de 52 ans."
Voilà ce qui m'a plu dans ce livre.
Juste une phrase ? Ce n'est pas beaucoup…
Non, pas juste une phrase mais une accumulation de petites choses du quotidien, de détails impressionnistes de la peinture des sentiments qui font qu'il est difficile de réduire l'objet à ce qu'il semble être: un roman de gare ou de plage, vite lu et vite oublié.
Vite lu, oui. Car pas épais (quand je fais ce genre de remarque, ça me fait invariablement penser à un extrait d'une émission littéraire vu dans un "Zapping" dans laquelle le présentateur jugeait les livres sur leur forme (Qualité du papier, solidité de la couverture…) sans jamais parler du contenu).
Pas épais et surtout très prenant, ce qui réduit également le temps de lecture.
Il est question d'un triangle amoureux centré sur un garçon qui a une double vie : la normale et celle de prostitué de luxe. Aux deux autres extrémités du triangle, il y a sa femme et sa cliente.
Que se passe-t-il lorsque l'épouse découvre comment son homme paye les traites de son salon de coiffeur ? Et lorsqu'on a plus qu'une cliente, est-ce toujours une cliente ?
Le ton est léger, les sentiments forts, le rythme soutenu grâce à un procédé agréable : tout le roman est à la première personne, les trois protagonistes étant les narrateurs successifs.
Un très bon moment, pour assouvir son côté mélo. (Bientôt la chronique ciné de "Pretty Woman".)
A bientôt pour de nouvelles aventures !