Les quatre fleuves
Je crois bien qu'il s'agit là de ma BD de la proverbiale île déserte. Ca fera de beaux contrastes, sur mon île déserte, qui manque un peu de flics, de voyous, de satanismes, de jeunes filles, de théâtre et de canettes. Ca manque de …la ville. Vous savez, l'odeur du gaz d'échappement. Et puis, avec ce soleil et ce ciel bleu qui brûle les yeux, ça manque d'aube blafarde et de grisaille.Les quatre fleuves est un livre d'une noirceur profonde. Le scénario de la romancière Fred Vargas rencontre le dessin de Baudoin. Le résultat est superbe, explose le cadre du polar et celui de la BD. C'est un roman noir illustré ou une BD trop bavarde, on ne sait plus, on s'en fout. L'histoire, le dessin mais surtout les personnages, beaucoup plus importants que l'histoire, nous prennent par la main et nous emmènent. Et c'est chouette.
Encore une fois, l'œuvre est noire. Roman noir et noir et blanc. En feuilletant le livre, on se dit: "waou, trop sombre, pas pour moi ça" mais ce serait dommage de s'arrêter à cette impression et de passer à côté d'un bon polar, de beaux dessins, d'une bonne BD, bref, d'un excellent livre.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
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