Blankass - Elliott
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Faut qu'j'développe? Euh..., c'est parce que c'est d'la balle atomique, là, si tu veux.
Blankass, c'est le rock français de proximité. Chaleureux, proche. On a le sentiment que le meilleur moyen de rencontrer les Blankass, c'est d'aller faire un tour au bar du coin. Ils sont là si on a besoin d'un coup de main ... ou d'un coup de gueule. Et c'est bon.
Cet album est bourré de qualité. Le son est bon, les textes et les musiques aussi. L'idée des claviers partout excellente (moins d'accordéon, plus de piano, dites les gars, vous vous embourgeoisez, là, non? :o) ) . Mais surtout l'ensemble est hyper homogène, cohérent. Les morceaux s'enchainent, c'est pas une collection de singles mais un excellent album.
Sur l'album précédent, il y avait un très beau titre qui s'appellait "Pour la lumière". Rencontre entre deux mondes, les riches et les pauvres. Pas d'échange, beaucoup de malentendus. En fait, un des p'tits gars a tout de même "pécho" une jolie bourgeoise qui a fait HEC. Ca donne "Au Costes à côté" sur cet album. Très beau texte. J'ai senti une autre filiation entre les deux albums et il s'agit de "C'est moi" et "La faille". "Quand tu cries, celui qui parle, c'est moi", je trouvais ce texte sur nos forces intérieures très positif. Là, on a l'envers de la médaille et c'est beau aussi.
Dernier coup de coeur, la présence de Manu (la chanteuse du groupe Dolly) sur un excellent titre et celle de Mika (le bassiste de Dolly) dans le livret: il est décédé l'été dernier et le disque lui est dédié.
A bientôt pour de nouvelles aventures!