Baron
Voici le quatrième et dernier jeu de la liste des sélectionnés pour le tournoi européen d'octobre dernier. Alors que je connaissais Caylus, que je n'avais aucun avis concernant Mesopotamia et que j'avais un a priori plutôt négatif sur Augsburg 1520, Baron partait favori pour devenir mon petit chouchou. Au final, c'est le seul qui n'a pas trouvé de place dans notre ludothèque.
Baron n'est pas un mauvais jeu, loin s'en faut. Il a l'avantage de renouveler le jeu dit de "pose de tuiles". Un jeu de pose de tuiles est un jeu où il est question de piocher puis de poser (sans blague) une tuile afin de poursuivre le paysage faisant figure de "plateau". L'archétype du jeu de pose de tuiles est bien entendu Carcassonne et l'un de ses meilleurs exemples à mon goût est La guerre des moutons. Ce que Baron apporte de sympathique et de relativement neuf, c'est une dimension "champ de bataille" très simple mais qui peut se révéler très fourbe aussi. Les tuiles ont une valeur (de -2 à 3) et vont permettre à chacun des joueurs de créer des baronnies puis de s'affronter. La fourberie naissant des alliances ou des coups de poignard dans le dos liés au fait que chaque joueur peut poser ses tuiles où il le souhaite donc aussi chez un adversaire direct ...ou indirect.
Bref, un bon principe. Malheureusement gâché par le mode d'obtention des tuiles. Pour éviter un tirage complètement aléatoire, l'auteur propose de rendre les 3 prochaines tuiles visibles en leur donnant un prix en points de victoire. La première est gratuite, la seconde coûte 1 point et la troisième 3. Sauf qu'une tuile de valeur 3 (ou parfois -2), ça vaut largement 3 points de victoire et donc, si on les a, on les dépense. Retour à la case départ : celui à qui la pioche est favorable a beaucoup plus de chance de l'emporter que les autres.
Au cours de mes différentes parties, j'ai eu beaucoup de chance au tirage et je m'en suis souvent bien sorti. Cette question de tirage reste néanmoins rédhibitoire à mes yeux. Il semblerait que je ne sois pas le seul dans ce cas puisque l'auteur lui-même propose une variante pour pondérer cette fameuse pioche. A réessayer dans ces conditions donc.
A bientôt pour de nouvelles aventures !