Augsburg 1520
J'ai déjà eu l'occasion de vous toucher un mot au sujet des championnats d'Europe de jeux de société qui ont eu lieu lors du dernier salon du jeu à Essen, outre rhin. [Merci de ne pas me demander notre classement.] Lorsque la liste des 4 jeux sélectionnés est parue, ma bête noire était toute désignée : Augsburg 1520. Un jeu d'enchères (genre dont je ne suis pas un très grand fan dans la mesure où je ne sais quasiment jamais m'arrêter, sur un thème financier (les joueurs font valoir des lettres de crédit) et par un auteur (Karsten Hartwig) dont je connaissais une autre création (Lucky Loop) qui ne m'enchantait guère.
Eh bien, au final, Augsburg 1520 m'a plu et me plait un peu plus chaque fois que j'y joue.
Alors oui, c'est un jeu d'enchères, c'est indéniable mais il est souvent intéressant de tout miser et il est aisé de sentir les moments où il vaut mieux se réserver pour la suite. Et puis il n'y a pas que les enchères. Les différents mécanismes, sans être foncièrement novateurs sont plutôt fins et provoquent de la frustration, sentiment souvent synonyme de "bon jeu". Le jeu est bien équilibré et les choix entre les trois voies possibles (l'argent, les points de victoires et les privilèges) cornéliens.
Pour le thème, il n'y a pas grand chose à faire. Mais ce n'est pas le premier jeu agréable pourvu d'un thème pas top : je pense au dernier présenté ici ou à l'excellent Funkenschlag.
En conclusion, on se trouve face à un jeu techniquement réussi sur le fond comme sur la forme (les cartes auraient mérité d'être légèrement plus grandes mais c'est une constante chez cet éditeur) qui risque de ne pas sortir trop souvent en raison du thème bancal et des nombreuses règles. Dommage car pour ma part, je m'y amuse.
A bientôt pour de nouvelles aventures !