Jacques Brel
Le mois dernier, j'ai passé une très bonne soirée avec un ami, à refaire le monde (un peu) et à parler de Brel (beaucoup). Ces deux activités sont fortement liées à l'absorption de boissons à base de houblon, mais il me restait suffisamment de souvenirs le lendemain pour préparer cette compile.
"Quand un amour se meurt, qu'il craque en deux parce qu'on l'a trop plié"
"Elles héritent et c'est pour ça qu'elles dansent"
"Disent-ils Monsieur le commissaire"
"Ces deux-là sont trop maigres pour être malhonnête"
"Il pensait pas, elle pensait rien et on voudrait que je sois malin"
"Comme si Dieu dormait sous leurs chaussures"
"J'ai jamais tué de chats
Ou alors il y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon"
"Ce fut l'heure où l'on regrette d'avoir manqué l'école"
"Ce triste train pour Amsterdam
Qu'un couple doit prendre ce soir
Un couple dont tu es la femme"
"Je sais que tu prendras soin de ma femme"
"Je ne garderai pour habiller mon âme
Que l'idée d'un rosier et un prénom de femme"
"J'ai plaisir à te dire que la nuit sera longue à devenir demain"
Ce que j'aime chez Jacques Brel ?
Les textes bien sûr pour leurs qualités narratives et pour tous ces portraits criant de vérité.
J'aime l'humour aussi. Humour noir et auto dérision, certes, mais humour tout de même.
Je reconnais qu'il faut avoir le moral pour écouter Brel. Je reconnais aussi que ses textes sont parfois noirs, parfois méchants, parfois désespérés.
Mais ils sonnent toujours vrais. Et sont toujours très beaux.
[Suffit de cliquer sur l'Ipod pour lancer la radio.]
A bientôt pour de nouvelles aventures !