Frandol - Oulipop
Parfois j'ai un peu peur de présenter les disques que j'aime. La crainte de mal écrire, de faire des tonnes de fautes plus grosses que moi (waou, énormes fautes alors), je l'ai toujours. Mais quand j'écris au sujet de mes disques chéris, j'ai ce sentiment que mon article va être tout plat et que je suis incapable de partager mon enthousiasme.
Fin du quart d'heure "ch'uis trop nul, j'y arriverai jamais".
Voilà le meilleur disque de rock français de tous les temps !
J'exagère, mais à peine. Pas de présentation, juste quelques moments du disque :
1. Tro : ça ne dure que quelques secondes et le titre est surtout là pour le jeu de mot. Que j'ai mis plusieurs mois à comprendre.
2. L'un contre l'autre. Un extrait, deux couplets, même sonorités mais pas le même moment de l'histoire. A lire en parallèle.
On s'est vite aimés sans rien dire
fini par se voir pour rire
et puis la nuit s'est installée
et là on a osé, avec toi, j'ai tout fait
On s'évitait mais sans rien dire
fini par se voir pourrir
et puis l'ennui s'est installé
et la nausée, avec toi, j'étouffais
5. Rumeur : longue métaphore filée entre une prostituée et une information. Ca commence par : Elle ira loin, la petite nouvelle, elle court déjà dans la rue…
7. Fake real : bref morceau en anglais, rappelant le passé de Frandol: un groupe nommé Roadrunners.
8. Partis d'une case : un certain Bertrand Cantat vient doubler la voix pour une autre perle de ce disque.
10. Sans Sens & 11. Sens Sans : encore une justification du titre de l'album avec cette exercice surréaliste étonnant : deux fois le même titre, une fois passé à l'endroit puis passé à l'envers. Paroles et musique. Et le texte reste compréhensible.
12. Le van & 16. Mûrs : heureusement, certains textes sont un peu moins passionnants, ça laisse une oreille pour la musique. Du rock avec une touche électro. Stupéfiant comme la classe et l'énergie peuvent parfois s'allier…
C'est du tout bon. Achetez en deux. Un pour vous et un pour offrir.
A bientôt pour de nouvelles aventures !