Je n'achète
plus de BD. Mais grâce à ma chère médiathèque, j'en lis toujours. Mes goûts se sont affinés. Finis les séries à rallonge. Et de moins en moins de fantastique, j'ai l'impression que tout se
ressemble terriblement. Pour tout vous dire, je ne me souviens pas vraiment de ce que j'ai lu depuis l'été dernier. L'été dernier, j'ai pris une énorme claque avec Le photographe. Je ne suis pas
le seul, notre ami Oliv. a écrit un excellent article à ce sujet.
Rien d'excitant jusqu'à la semaine dernière où, enfin, j'ai été à nouveau touché, séduit, enchanté.
Par un livre en noir en blanc, un dessin quelconque et zéro scénario.
Je ne sais absolument pas ce qui m'a plu, simplement parce que je crois que l'ouvrage sur lequel je suis tombé est bourré de qualités qui vont bien au-delà de ce que je suis capable de mocaliser.
En tous cas, le résultat déborde de finesse et d'humour. C'est passionnant et tendre.
Ah oui, il s'agit d'un québécois qui se rend trois mois en Chine pour superviser la production d'un studio d'animation. Et ... rien. Mais il
raconte son quotidien avec une humanité et un sens de l'auto-dérision rares.
Ça ne donne pas franchement envie d'aller travailler en Chine mais furieusement celle de se jeter sur le reste de la bibliographie de Guy Delisle.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
D’abord, bonne année à toutes et à tous ! Qu’elle vous soit douce et vous donne de nombreuses occasions de sourire. ("Et surtout la santé, hein, le reste ..."
comme disent les vieux par chez nous).
Ensuite un manga. Oui et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un manga dont le sujet est ... un jeu.
Non, pas le poker, bande d’obsédés !!!
Le go.
Le go, comme les échecs (ou le monopoly) fait parti de ses jeux dont les règles sont apprises en quelques minutes (on peut dire aussi qu’elles tiennent sur un ticket de métro) mais pour lesquels
une vie ne suffit pas pour en maîtriser la pratique. C’est justement le point de départ de l’histoire : Saï, le fantôme d’un joueur du passé ressurgit. Il n’a qu’une envie, c’est bien sûr de
jouer. Uniquement visible par Hikaru, le héros, Saï va donc profiter de son nouveau passage sur Terre pour transmettre sa passion au jeune homme. Voilà une occasion rêvée de découvrir le monde du
go au Japon, ses fédérations, ses tournois, ses titres, son avenir...
Et j’ai aimé. J’ai aimé le scénario qui malgré le délayage dû au concept même de manga tient bien la route. Il y a des rebondissements plutôt inattendus mais l’ensemble est réaliste et en grande partie crédible. Au-delà de la boulimie littéraire provoquée par n’importe quel bon manga, le récit est passionnant car détaillé. Les institutions du go mais aussi le système scolaire japonais y sont très bien décrits. Le quotidien aussi. C’est dépaysant, plaisant.
Même si les parties sont parfaitement impossible à suivre, la bande dessinée donne bien entendu très envie de jouer au go mais sans jamais essayer d’être pédagogique. Le but des auteurs n’a jamais été d’être didactiques et c’est tant mieux puisqu’on échappe aux lourdeurs qu’auraient suscitées une telle entreprise.
Seule ombre au tableau, la structure finale de l’oeuvre : 17 tomes s’enchaînant parfaitement, sans temps mort avec une belle histoire jouissant d’un début, d’un milieu
et d’une fin. Le tome 18 est un hors série, sorte de recueil de nouvelles et les 5 derniers volumes relatent la suite, la magie en moins. Dommage. Toujours difficile de savoir s’arrêter.
J’imagine que la difficulté augmente avec le succès. Bref, si vous voulez vraiment rester sur une excellente impression, contentez-vous de la première partie, c’est un merveilleux guide au pays
des pierres noires et blanches doublé un bon moment de lecture de gauche à droite.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Simplicité et
légèreté.
Deux qualificatifs souvent dépréciés alors qu'il s'agit de vraies qualités. Oui, le premier roman de Blandine Le Callet est simple et léger mais c'est précisément pour cela qu'il nous permet de
toucher au plaisir premier de la lecture : l'évasion.
Je me suis donc évadé en lisant ... un "roman de mariage", bourgeois qui plus est ! Ben si.
Les deux principaux facteurs de cette séduction immédiate sont la narration et le ton.
La narration, sans être d’une originalité folle (cf A game of thrones) nous permet de voir cette belle journée sous 8 angles différents. Cette vision fragmentaire donne une très sympathique impression d’omniscience progressive et on a finalement le sentiment d’avoir effectivement été invité à ce mariage ... et même plusieurs fois. Les différents points de vue se croisent, se complètent et créent un phénomène de dépendance : au bout de deux chapitres, on tombe dans la lecture compulsive.
Le ton quant à lui parvient à rester toujours vrai. La trame est finalement relativement convenue, la plupart des "surprises" sont parfaitement prévisibles mais l’auteure dépasse la simple "comédie dramatique" car les sentiments sonnent justes et sont surtout couverts d’un vernis doux-amer. A force de piques légères, on finit par avoir une vraie critique. Jamais d’attaques frontales mais tout ce petit monde (les bourgeois, les arrivistes, les matérialistes, ...) ne s’en sortira pas sans quelques égratignures. Et cette sorte de justice en creux fait du bien, comme la lecture de ce roman.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
L'avis de Thom est là !
C'est Thom le golbeur qui m'a enchaîné à ce quizz. Voyons voir...
Petit, j'ai toujours été grand pour mon âge et je lisais pas mal (mais ça n'a aucun rapport). Je me souviens de chouettes récits tels que Quand Hitler s'empara du lapin rose de Judith Kerr ou La sixième de Susie Morgenstern. Il y avait aussi les trois détectives d'Alfred Hitchcock (dans la bibliothèque verte !!!!) que j'adorais.
Un de mes tout premiers livres de grands a été La fée carabine de Daniel Pennac. Je devais avoir 12 ans, j'ai immédiatement senti un certain décalage auquel je suis toujours sensible aujourd'hui.
Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :
Facile ! Italo Calvino, Luis Sepulveda et Gabriel Garcia Marquez.
Le quatrième est René Goscinny. Astérix et Cléopâtre. Astérix chez les Helvètes. Que des classiques.
Les quatre auteurs que je n'achèterai (ou n'emprunterai) probablement plus :
Tom Clancy, Stephen Coonts, Mary Higgins Clark et Marc Lévy.
Les deux premiers parce que ma conscience politique est venue après ma conscience littéraire.
Les deux derniers parce que je crois en avoir fait le tour.
Les quatre livres que j'emmènerais sur une île déserte :
La Bible, le Coran, la Torah et les Rougon-Macquart de Zola.
Les quatre premiers livres de ma pile à lire :
Le grand secret de René Barjavel (emprunté à la modeste bibliothèque du village, un peu au hasard)
A storm of swords de GRR Martin, troisième volume de la saga d'héroic fantasy débutée il y a quelques temps déjà.
Le jeu vous va si bien de Pascal Deru et The pillars of the earth de Ken follett, deux conseils de lecture de ma dulcinée.
Les quatre (fois quatre) derniers mots d'un de mes livres préférés :
Dix cadavres et un problème insoluble, voilà ce qu'ils trouveront sur l'île du Nègre.
(Je ne vous fais pas l'affront de vous dire de quel ouvrage c'est extrait).
Les quatre lecteurs (trices) dont j'aimerais connaître les quatre...
Lanatole, Veka, Hélène, Francine, Mimi San, Marinette, ... oups, j'ai dépassé.
Celles qui n'ont pas de blog peuvent bien entendu le faire dans les commentaires ...
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Je lis deux auteurs sud-américains : Sepulveda le Chilien et Garcia Marquez le Colombien. Ils ont, à mon sens, peu de choses en commun en dehors de leur continent d'origine et je ne les aime d'ailleurs pas pour les mêmes raisons. J'aime les intrigues de Sepulveda, son humour et son engagement. J'aime la façon dont Garcia Marquez parvient à laisser le temps au temps sans jamais être ennuyeux. Comme la nouvelle est précisément un genre dans lequel l'auteur doit planter son décor et ses personnages rapidement, j'étais curieux de lire ce recueil.Au final et bien que je sente parfaitement les deux aspects qui lient ces 12 contes (les sud-américains en Europe et une légère touche de fantastique), je les ai trouvées très inégaux. Certains m'ont enchanté alors que d'autres tombent complètement à plat. J'ai adoré Je ne voulais que téléphoner, de loin le meilleur récit, celui d'une femme prise en stop par un autocar se dirigeant vers un asile d'aliénées. En revanche, j'ai du relire les deux dernières pages de Maria dos Prazeres pour en comprendre la chute. Et encore, je ne suis pas certain d'avoir tout bien compris.
J'aime toujours l'auteur, j'aime toujours le genre mais cet ouvrage m'a suffisamment déçu pour que je ne le conseille qu'aux inconditionnels de G Garcia Marquez ou de recueils de nouvelles décalées.
A bientôt pour de nouvelles aventures !



