C'est une saga qui commence ici. Celle de ma musique portative où comment avoir toujours un casque sur les oreilles en ayant raté son permis moto.
Ma vie : j'ai dix ans. Puis onze, l'année d'après. Le collège, les p'tits pains à la récré, la torture du cours de gym (en dehors du trimestre de natation, bien sûr) et l'amitié en troupeau. C'est le temps des voyages scolaires et des râteaux qui vont avec. La guerre du Golfe et le deuxième mandat de François. (Si, si, souvenez vous, Lionel était à l'éducation!)
Mon baladeur : c'est le seul épisode de la saga au cours duquel j'ai réussi à user plusieurs appareils. Je me souviens précisément de deux (un rouge pas beau et un noir, cheap aussi mais plus design) mais il y en a peut-être eu 3. Je crois que l'un d'entre eux a été "gagné" à la Foire ! Un autre m'a été acheté par ma môman, probablement désespérée de voir mon appareil partir en quenouilles.
Et ces cadeaux de communion ! Rappelez-moi de ne jamais offrir d'appareils photos à mes filleuls. Perso, mon rêve, c'était un "auto-reverse". Et pas de chez Kodak.
Avantage : Un baladeur K7, c'est mieux que rien ! Et même mieux que la radio.
C'est la liberté de mettre sa cassette à soi ! Sinon, comme avantage …
La bande son : si je ne devais retenir que 5 K7, je dirais :
- Kick d'INXS
- 10 to 1 de Midnight Oil (écouté 7000 fois)
- Goldman En public (83)
- Violator (usée, à force) de Depeche Mode
- Une compile que m'a fait ma dulcinée bien des années plus tard mais qui m'avait beaucoup touché.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Ah la Suisse ! Ses limitations de vitesse surréalistes (80 km/h dans certains tunnels, pourquoi pas les passer en marche arrière tant que nous y sommes ?), ses travaux incessants et interminables, sa vignette autoroutière … Pour le dernier point, je n'y ai pas pensé une seconde et j'ai pris la "mauvaise voiture", celle dépourvue de vignette. Et arrivé à la frontière, c'est le jackpot pour la confédération helvétique.
Une fois sorti de la voiture, tout s'arrange. Organisation et gentillesse sont les maîtres mots. Et, un peu comme dans les rues d'Amsterdam, on a ce sentiment de polyglottisme (j'hésite avec multilinguisme…) assez drôle : en écoutant les conversations autour de vous, de nombreuses langues se côtoient, les accents sont différents. J'adore ça, même si le suisse allemand n'est pas toujours très doux à l'oreille…
Le concert de ce soir a lieu dans un palais des sports. Plus précisément, dans la patinoire du club de hockey de la ville. La scène est sur la glace, dans l'axe de l'anneau. La fosse aussi est sur la glace (qui est bien sûr protégée par des plaques de plastiques). Le reste des tribunes donne une chouette impression d'amphithéâtre. Ou de BD de Bilal, chacun jugeant avec ses références.
Mais venons-en enfin à la musique. Après une agréable première partie au son malheureusement bridé, faisant plus ressembler le groupe à un fond sonore qu'à une première partie, les lumières s'éteignent et j'ai un petit pincement. Le petit moment où on se dit "j'y suis", c'est complètement unique. J'ai eu une pensée pour ma dulcinée et notre petit bonhomme. Et pour la personne qui m'a fait écouter Vitalogy pour la première fois.
Et c'est parti. Pearl Jam est énorme, assure, adore ses fans qui le lui rendent bien mais "ne se la jouent" jamais. Beaucoup de titres, certains me touchent plus que d'autres (Breakerfall, Better Man, Low light et moins les titres des deux premiers albums et du dernier qui étaient majoritaires) mais curieusement, la set list n'a eu que très peu d'importance pour moi ce jour-là. Je voulais les voir. Je les ai vu, je suis ravi, le reste, ce sont des détails. (Comme cette chemise à carreaux millésimée 1992, j'en croyais à peine mes yeux…). Mais ce que je retiendrai vraiment de cette soirée, c'est la simplicité et la sincérité de ces 6 gars, venus partager quelque chose.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Un petit tour sur l'encyclopédie participative Wikipedia, nous apprend que l'adjectif manichéen renvoie à la religion antique du manichéisme. L'acception contemporaine, au sens figuré et littéraire, correspond à une simplification des rapports du monde, ramenés à l'opposition du bien et du mal.
Donc, oui, Michel Vaillant est manichéen. Les couleurs des voitures parlent d'elles-mêmes : dans la scène du rallye, les Peugeot / Vaillant sont blanches alors que la Toyota de Kramer est noire. Puis, au Mans, c'est le grand retour des couleurs traditionnelles des bandes dessinées de MV : les Vaillantes sont bleues comme le ciel et les Leaders rouges comme l'enfer.
Le jeu, en visionnant ce film, c'est d'essayer de passer au delà de ce manichéisme digne de la Maison Blanche pour essayer de voir le reste.
Le reste, ce sont de prises de vues superbes des bagnoles. A côté, les deux premiers épisodes de Taxi ressemblent à un documentaire sur Benoît XVI allant au Super U en papamobile.
Le reste, c'est la BO d'Archive. Celle-ci n'a pas été encensée par les fans de la première heure mais m'a permis de (re)découvrir ce groupe que je suis avec plaisir depuis.
Le reste, c'est le casting, plein de têtes peu ou pas connues. Jeunes, pas manchots, Michel (Sagamore Stévenin) et Steve (Peter Youngblood Hills) notamment s'en sortent plutôt bien.
Le reste enfin, c'est surtout d'avoir oser donner une épaisseur au personnage principal. En BD, Michel Vaillant est l'archétype du héros qui n'a pas froid aux oreilles. Peu d'humour, énormément de morale et de bons sentiments. Soudain, dans ce film, le don de Michel pour le pilotage (en quasi 70 épisodes, son palmarès donnerait envie à Schumi de repousser la retraite) est expliqué. Il ne gagne pas parce qu'il est bon (au sens de la bonté d'âme) mais parce qu'il aime piloter ! Il a même un petit côté mystique / osmose avec la nature pas désagréable à mon goût.
Bref, ce n'est pas du Rohmer mais vous savez dès le départ que vous allez voir un film de genre. Je l'ai trouvé excellent.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Je pourrais dire : "Ah, Thorgal, toute ma jeunesse!" Ca résume bien l'esprit dans lequel je souhaitais écrire cet article mais ce ne serait pas tout à fait exact. Alors soyons précis : "Ah, Thorgal, toute ma jeunesse, de 15 à 25 ans." Voilà, dix ans de ma vie pendant lesquels les aventures du faux viking, vrai fils des étoiles ont été importantes pour moi.
La notion de série me plaisait. Une série, ça se collectionne et une collection (surtout complète), ça rassure. Donc, après avoir lu mes premiers albums (pas les premiers d'ailleurs), je suis devenu accro. Il faut dire que Thorgal, c'est un peu la transition idéale pour passer de Boule et Bill à Manara Hugo Pratt.
Thorgal est un adulte, pas un adolescent. Son parcours n'est pas initiatique à proprement parler (car trop chaotique) mais présente un Destin. Sans m'identifier, je souhaitais savoir ce que l'avenir réservait à mon héros.
Et puis mon intérêt a diminué à mesure que la série s'allongeait.
Aujourd'hui, je préfère les "one shots" ou les séries courtes. Je n'attends pas le prochain épisode de Thorgal (ni de XIII) avec impatience. Je lui souhaite de pouvoir vieillir tranquillement et que ses enfants puissent grandir loin des planches.
Mais je n'oublierai pas les bons moments non plus. La propension de Jean Van Hamme à faire traîner certaines choses ou agrémenter ses intrigues de rebondissements parfois un peu calamiteux n'enlève que très peu à son talent (savoir-faire?). Les dessins de Rosinski sont tellement associés à Thorgal qu'on ne les voit presque plus. Son trait est d'une évidence déroutante. Impossible d'imaginer un autre style.
Et certains albums (au diable la série) se laissent relire avec un plaisir intact. Les archers (ou l'arrivée de Kriss, la brune maléfique opposée à Aaricia, la blonde angélique. C'est chouette, on ne nage pas dans le cliché), les complexes épisodes du pays Qâ et le simplissime mais magnifique Géants font toujours mon bonheur.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Pourquoi vous parlez de Caylus aujourd'hui alors qu'il y a déjà 157 avis sur ce jeu sur Tric Trac ? (Vous arrivez sur la fiche du jeu sur le site en cliquant sur l'image, comme d'habitude) En fait, j'ai trois raisons à cela.
La première est informative : amis joueurs occasionnels, ceci est LE hit du moment, la nouvelle référence à l'échelle de la laquelle seront jugés les prochains jeux de gestion de 2 heures environ à la Funkenschlag ou Puerto Rico. Si vous ne le saviez pas, maintenant vous êtes prévenus ! Ce jeu est en train d'avoir un succès phénoménal et il est parfaitement mérité.
La deuxième est personnelle : j'aime beaucoup Caylus. Moi aussi, mais je tenais à le signaler. Parce que les règles sont limpides, parce que les stratégies et les tactiques sont nombreuses et parce que ces deux heures passent très vite, signe qu'on a passé un excellent moment.
Seul bémol, le matériel est chouette mais la boîte est nulle. Il y a zéro rangement à l'intérieur, seuls deux gros sachets sont fournis, ce qui n'accélère pas la mise en place avant le début de la partie.
La troisième et dernière raison est … européenne. Caylus fait parti des quatre jeux auxquels vont s'adonner les participants des masters européens de jeux de sociétés par équipe qui auront lieu pendant le salon du jeu de Essen en Allemagne. Et j'y serai avec trois camarades ! (Des tenues de pompom girl à nos couleurs seront mises à disposition à l'entrée)
Je vous présenterai donc les autres jeux sélectionnés au cours des prochaines semaines …
A bientôt pour de nouvelles aventures !



