Domino de Tony Scott
(2005)
Je n’aime pas les réalisations clipesques. Combien de jeunes réalisateurs se voient confier des budgets monumentaux par les studios hollywoodiens alors que leur expérience se résument à 3 clips pyrotechniques et une pub pour des chaussures de sport ? Résultat : des films nerveux avec un rebondissement toutes les 3 minutes 30 pour la pub. Sans moi, merci.
Alors pourquoi j’adore Tony Scott, son style, ses fantaisies ?
Parce qu’il a 63 ans ? Mauvaise réponse. Non, parce qu’au delà du style fun parfois un peu techno, il n’oublie que très rarement de raconter des histoires. Ces films ne sont pas (tous) des chef
d’oeuvres mais ils ont un petit quelque chose qui les sort du lot. Déjà vu, Ennemi d’état, Spy game, Le dernier samaritain ... je vous
épargne les Tom Cruise tout de même. (non ? Ben Top Gun et Jour de tonnerre, c’était lui aussi...).
Bref, un bon film probablement sauvé de l’excès certain de testostérones par Keira Knightley et un duo comique exceptionnel : Steve et David de la série Berverly Hills ... dans leur propres rôles.
Pirates des Caraïbes 2 de Gore Verbinski (2006)
Autant j’avais aimé le premier (excellente surprise à l’époque, Johnny Depp impérial), autant j’ai trouvé cet opus parfaitement lamentable. Atterré, j’étais. Pour un film de pirates, c’est tout dire.
Je ne vois vraiment rien à sauver dans ce film. Ah si, à un moment, ils jouent à Perudo. Mais c’est vraiment tout.
Je me pose surtout beaucoup de questions quant au visionnage éventuel du troisième tome.
Orgueil et préjugés de Joe Wright (2005)
Je suis bon public. Vous pouvez me mettre devant une comédie romantique, si les acteurs s’en sortent et qu’on évite la niaiserie, je vous dirais que j’ai aimé. Pareil pour le fantastique et même l’horreur ou les drames psychologiques. J’ai pas l’air mais je suis hyper ouvert.
Mais là, tout de même, Jane Austeen, je pensais regarder un quart d’heure pour être poli et filer jouer au poker en ligne. Que dalle. J’ai regardé jusqu’au bout et
j’ai beaucoup aimé. D’abord, la photo est superbe, on voit rarement d’aussi belles lumières. Ensuite, c’est extrêmement bien joué. Les acteurs font parfaitement vivre des personnages pourtant
très définis, tous à la limite du stéréotype et le scénario est "légèrement" prévisible (c’est un peu la comédie romantique de l’Angleterre victorienne) mais tout cela fonctionne à merveille.
Vraiment chouette, un vrai bon moment de cinéma.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Simplicité et
légèreté.
Deux qualificatifs souvent dépréciés alors qu'il s'agit de vraies qualités. Oui, le premier roman de Blandine Le Callet est simple et léger mais c'est précisément pour cela qu'il nous permet de
toucher au plaisir premier de la lecture : l'évasion.
Je me suis donc évadé en lisant ... un "roman de mariage", bourgeois qui plus est ! Ben si.
Les deux principaux facteurs de cette séduction immédiate sont la narration et le ton.
La narration, sans être d’une originalité folle (cf A game of thrones) nous permet de voir cette belle journée sous 8 angles différents. Cette vision fragmentaire donne une très sympathique impression d’omniscience progressive et on a finalement le sentiment d’avoir effectivement été invité à ce mariage ... et même plusieurs fois. Les différents points de vue se croisent, se complètent et créent un phénomène de dépendance : au bout de deux chapitres, on tombe dans la lecture compulsive.
Le ton quant à lui parvient à rester toujours vrai. La trame est finalement relativement convenue, la plupart des "surprises" sont parfaitement prévisibles mais l’auteure dépasse la simple "comédie dramatique" car les sentiments sonnent justes et sont surtout couverts d’un vernis doux-amer. A force de piques légères, on finit par avoir une vraie critique. Jamais d’attaques frontales mais tout ce petit monde (les bourgeois, les arrivistes, les matérialistes, ...) ne s’en sortira pas sans quelques égratignures. Et cette sorte de justice en creux fait du bien, comme la lecture de ce roman.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
L'avis de Thom est là !
Une partie tardive et plutôt embrumée avait suffit, il y a
bientôt trois ans à nous faire entrevoir l'essentiel : ce jeu est un must.
C'est peu dire que d'avouer que nous attendions, comme nombres de nos camarades joueurs, cette réédition avec impatience.
Commençons par l'unique bémol, il concerne la boite et son plastique thermoformé de rangement : mal fait, trop petit. Compréhensible pour la première édition, tout le monde peut se tromper mais pour une seconde, j'ai plus de mal à comprendre...
Mais c'est vraiment le seul point noir de ce très grand moment ludique. En contrepartie, les illustrations sont superbes et le livret de règles contient la règle pour deux joueurs ainsi qu'une variante et une extension.
Le thème est resté le même : des mécènes rivalisent à travers les oeuvres que présentent leurs artistes, les découvertes de leurs scientifiques et les réalisations de leurs artisans. Celles-ci seront d'autant plus prestigieuses que tout ce petit monde travaillera dans de bonnes conditions, chacun ayant ses préférences.
Prévoyez pas loin de deux heures, un peu de hargne, de sang froid et d'oportunisme pour les enchères, un peu de calcul pour les actions et conversion des points de valeur artistique en points de victoire et beaucoup d'anticipation pour ne pas se faire avoir quant à la gestion du porte-monnaie. Vous savez dès le départ que quoiqu'il arrive, vous ne disposerez que de 21 actions réparties en 7 tours.
A vous de jouez ! De voir si vous arriverez à vous tenir à votre stratégie initiale et combien les choix de vos adversaires pimenterons votre partie.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Vendredi 16 mars 2007, dans la
matinée.Nous sortons, ma dulcinée et moi de chez le gynécologiste. Celui-ci nous a précisé que notre petite fille naitrait avant la fin du week-end et pèserait environ 2,9 kg.
Nous sommes rentrés dans cette enseigne culturelle pourvue du logo le plus laid du monde.
J'y fais l'acquisition, entre autres, de La Maison Tellier suite aux incitations répétées de l'ami Chtif.
Au restaurant, la serveuse demande à ma dulcinée pour quand est prévue l'arrivée du bébé.
« On termine puis on va se rendre à la maternité ». La serveuse est légèrement troublée, suffisamment en tous cas pour me servir mon dessert en l'explosant sur la table devant moi. Il y a de la tarte au citron partout.
Après un premier passage à la maternité et quelques menus préparatifs, nous rejoignons « notre sage-femme » pour une soirée magnifique et parfaitement inoubliable. Intensité inégalable pour la maman, émotions à la hauteur pour le papa.
Pour la p'tite histoire, Lison pèse 3,370 kg à sa naissance.
Câlins, habillage, coups de fils, chambre, collation.
Il est un peu plus d'une heure du matin lorsque je monte dans notre auto et glisse la galette de la Maison Tellier dans l'autoradio.
Vous savez maintenant pourquoi c'est le meilleur disque du monde.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
PS : cette chronique étant d'une objectivité rare, n'hésitez pas à cliquer sur les liens pour vous faire une idée plus précise.



