Je n'avais encore jamais lu de "fantaisie" (c'est ridicule "fantaisie", est-ce bien comme cela qu'on traduit heroic fantasy ?). Je n'ai jamais lu Le seigneur de anneaux ni quoi que ce soit d'autre de Tolkien d'ailleurs. Concernant les sagas, je me souviens avoir lu le premier cycle de Dune. Sauf qu'en réalité, je ne me souviens absolument de rien. Ceci pour dire que si vous trouvez l'enthousiasme de la chronique qui va suivre excessif, c'est probablement dû à ma virginité en la matière.
Voilà un livre que c'est d'la bombe de balle atomique. Wouah comme c'est trop bien !
L'histoire se passe dans un monde imaginaire et féodal pourvu d'une pointe de magie. On suit le destin de la famille Stark (le père appelé à devenir le bras droit du roi, la mère, le fils bâtard, les fils légitimes et les filles : l'une princesse dans l'âme et l'autre plus attirée par les Playmobil que les poupées). On découvre aussi la famille Lannister, celle de la reine, notamment à travers les yeux d'un de ses frères, un nain pourvu d'une très grande répartie. Enfin, on suit les pérégrinations d'une femme enfant et de son frère mégalomane, derniers héritiers de l'ancien royaume.
Sans être révolutionnaire, la narration est plutôt originale puisque chaque chapitre est l'occasion de voir l'action d'un des huit points de vue différents, sans passer à la première personne pour autant. Si pour vous la lecture est synonyme d'évasion, ce roman est fait pour vous : les 800 pages de ce premier tome défilent sans qu'on n'y prête attention, portées par un souffle fabuleux. Les paysages enchanteurs et les donjons terrifiants se succèdent. Des peuples aux moeurs étranges nous invitent à leur table et des sages partagent leurs connaissances avec nous. Magie, féerie.
L'auteur parvient à créer un univers extrêmement riche et cohérent sans jamais s'éloigner de ses personnages, le principal attrait du roman. Pour une fois, les bons sont aussi intéressants que les méchants. D'ailleurs qui sont-ils, après tout ? Chacun a sa logique, son histoire et ses motivations. Tout en niveaux de gris, pas en noir et blanc. Au delà de cela, j'imagine que chaque lecteur a "ses" personnages préférés. Pour moi, ce sont Tyrion le nain et Arya, l'amatrice de Playmobil. Mais cela changera peut-être avec la suite de l'aventure...
Le scénario n'est pas en reste puisque l'auteur s'attache à nous surprendre régulièrement en bouleversant la donne chaque fois que quelque chose semble acquis.
Ce tome est principalement axé sur les intrigues politiques. Les titres des suivants me font penser qu'ils laisseront plus de place aux batailles (bof) et à la magie (faut voir). Je vous raconterai !
Enfin, il est à noter qu'un jeu de société (vous savez, le Monopoly, tout ça) a été tiré de ce roman, qu'il est intitulé "Le trône de fer" en français, tout comme le livre et qu'il ne m'attire pas du tout.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Metromania est le premier jeu édité de Jean-Michel Maman. Il s'agit d'un jeu de connexion, vous savez ces jeux où il est question de construire une route pour relier des objectifs. Ici, ce sont des lignes de métro permettant de relier des habitations à des lieux de travail et à des zones de loisirs.
A son tour de jeu, on pose des petits triangles dont un bord est coloré afin de matérialiser un tronçon de ligne souterraine. L'objectif est bien sûr de relier un maximum de "spots" avec ses propres lignes.
Le jeu a un gros point fort et c'est précisément de parvenir à renouveler un genre qui peut sembler surexploité. Metromania est un excellent jeu de connexion. Vraiment. Mais il a aussi deux points faibles.
Le premier réside dans le matériel proposé. Le plateau modulable est malin et de bonne qualité mais le reste me semble mal pensé ou victime de restrictions budgétaires drastiques. La boite n'est pas franchement belle et, beaucoup plus gênant, le reste du matériel n'est pas pratique du tout. Ou alors j'ai de très gros doigts. Les (toutes petites) stations viennent se poser sur les (tous petits) triangles symbolisant les lignes. Sauf qu'il arrive qu'un joueur veuille encore placer une section de voie sous une station… Sortez vos pinces à épiler.
Le deuxième défaut dont souffre le jeu, c'est son accessibilité un peu particulière : à la fin des explications, pourtant courtes, on comprend difficilement ce qu'il faut faire. A la fin de la première partie, tout devient limpide. Si votre objectif était de gagner, ben c'est trop tard. Il faut donc rejouer. Ce n'est pas un gros problème en soi, à moins que vous ayez égaré la pince à épiler entre temps.
En conclusion, Metromania mérite bien plus que la première impression qui s'en dégage car il s'agit d'un jeu très agréable à la fois simple et demandant un peu plus de réflexion "pour ceux qui aiment". Une nouvelle édition est certainement nécessaire et j'espère que l'actuelle ne privera pas cette boite du public et de la distribution qu'elle mérite.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
En déambulant dans les allées de la Foire aux Vins de Colmar, j'ai aperçu un gars portant un t-shirt sur lequel était écrit: "L'alcool est mon ennemi. Fuir son ennemi est lâche."
1. Java – Sex, accordéon et alcool
2. Johnny Hallyday – La fille à qui je pense
Une compile sur le thème des boissons fermetées sans Miossec, c'est un peu comme une tartine sans beurre. Mais d'une part ma prochaine compile sera 100% Miossec et d'autre part, je vous propose ce morceau qui a été repris par notre breton champion de l'éthylotest. J'avoue un léger faible pour cette version originale de 1966.
3.Tri Yann – Chanson à boire
4. Noir Désir – Sober song
5. Les croquants – Je suis sous
Reprise d'un titre de Nougaro par cet excellent groupe du sud ouest, spécialisé dans la reprise justement.
6. Blankass – Léon
Comme disait Guillaume pour introduire la chason en live "Vous en connaissez tous un"...
7. Matmatah – Derrière ton dos.
Encore des bretons ? ;o)
Titre méconnu et pas forcément indispensable. Très jazz et plutôt marrant.
9. Silmarils – Karma
10. Tryo – Désolé pour hier soir
11. Mes souliers sont rouges – Le cycle du vin
12. Svinkels – Le plancher m'appelle
Compile à écouter sans modération. A la votre !
A bientôt pour de nouvelles aventures !

Les petits plus : un superbe flyer de marabout en provenance direct de Barbèèèèès (me monte à la tête), très gentillement envoyé par Oliv. (connu pour son excellent travail aussi) avec une série d'autres, très colorés ! MERCI beaucoup, c'est super gentil à toi !
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Avant l'été 95, la discographie du groupe Oasis contient un seul album mais plusieurs singles assurés de passer à la postérité du rock. Celle de Blur, trois albums et un single parfaitement idiot et entêtant : Girls & boys. La presse britannique attend les nouveaux albums de ses deux champions qu'elle est aisément parvenue à monter l'un contre l'autre. Damon et les frères Gallagher s'insultent régulièrement ... et le NME et consorts vendent du papier. Le prochain simple de Blur est annoncé pour le 14 août. Qu'à cela ne tienne : le management d'Oasis annonce la même date de sortie.
Le 14 août 1995 sortent donc simultanément Country house des "flous" et Roll with it des buveurs de jus d'orange ("Je savais que c'était une marque de jus de fruits, j'en mets dans ma vodka" a précisé Noel un jour...).
C'est Blur qui a gagné la bataille du single. Le leur se classe directement numéro un des ventes au Royaume Uni alors que celui des mancunéens "échoue" ... à la deuxième place. Mais une bataille n'est pas la guerre et l'album d'Oasis avait deux ou trois bombinettes dans le ventre comme Wonderwall et Don't look back in anger. Oasis mettra donc Blur KO au moment de compter les albums vendus.
A l'époque, j'écoutais Oasis avec beaucoup de ferveur. Et Blur d'une oreille.
Les trois albums suivants des deux groupes m'ont donné tort. Oasis s'est embourbé pendant que Blur décollait, parvenant à débroussailler de nouveaux horizons tout en maintenant une écriture pop, fine et racée. Pendant que le personnel original d'Oasis disparaissait au fur et à mesure de la sortie des disques et que le groupe traçait un sillon pub rock, Blur restait groupé et sonnait comme une rencontre entre les Beatles et Radiohead.
Aujourd'hui, Oasis est reparti sur de meilleurs bases ... même si l'actualité du groupe consiste à annoncer un best of, ce qui n'est jamais très bon signe.
De leur côté, les Blur ont fini par craquer: Graham Coxon, le nerd à la guitare, est parti avant le dernier né et vient de sortir son 6ème album solo (dont 3 depuis son départ et le tout en huit ans, c'est pas mal, non?) alors que Damon Albarn (ou Dan Abnormal pour les fans d'anagrammes) enchaine les projets, les BO et les concepts à la chaîne.
Quant à nous, il nous reste What's the story (Morning glory) et The great escape. Et le souvenir ému du 14 août 1995. A cause de la sortie de deux pov' singles ?
Non, non. Le 14 août 1995, j'ai eu 18 ans ... et cela, je m'en souviens très très bien !!!
A bientôt pour de nouvelles aventures !



