Je pense qu'il est parfaitement inutile de revenir sur les qualités graphiques d'un album de Bilal. Ce type est un génie et chacune de ses cases mérite un tableau, une expo, une mention dans le grand Larousse des peintres.
Et je suis sérieux.
Il y a 26 ans (ce qui ne nous rajeunit pas) commençait la trilogie Nikopol. J'ai toujours eu une préférence pour la "Foire aux Immortels", le premier volet, même si l'œuvre complète me plait énormément.
Depuis 1998, nous sommes partis pour une nouvelle aventures en plusieurs tomes : "Le sommeil du monstre". Et l'histoire se répète un peu puisque cet album m'a complètement scotché alors que les deux suivants, "32 décembre" et le tout récent "Rendez-vous à Paris" m'ont un peu moins emballé.
Néanmoins, la relecture du deuxième volume entre les deux autres m'a beaucoup plus plu que la première fois et il en ira peut-être de même pour le troisième.
C'est toujours pareil, s'il y a déception, elle est proportionnelle à l'attente.
Je réserve donc mon avis pour le quatrième et dernier tome de cette quadrilogie.
Que j'attends déjà avec impatience…
A bientôt pour de nouvelles aventures !
San Juan n'est pas seulement la capitale de Puerto Rico, c'est aussi la version jeu de cartes du jeu de plateau du même nom.
Pourquoi un jeu de cartes alors qu'il existe déjà un jeu de plateau ?
D'abord parce qu'un succès, ça se décline. Et Puerto Rico est un succès.
Ensuite probablement parce que l'un des rares reproches qu'il est possible de faire à ce jeu de plateau, c'est le temps de mise en place qu'il impose. Répartition des bâtiments et surtout comptage des citoyens et des ressources à produire qui sont variables en fonction du nombre de joueurs. Même si d'ingénieuses solutions existent …
Cet inconvénient disparaît complètement puisqu'on se trouve face à une simple pile de cartes. A ce titre, la taille de la boîte est difficilement compréhensible.
Le jeu de cartes a les nombreuses qualités de son aîné : les parties sont fluides et tendues, les tactiques possibles nombreuses.
Le principe est le même : la production de matières premières permet de gagner de l'argent qui sert à construire des bâtiments. Ceux-ci facilitent à leur tour la production ou la vente des marchandises, voire la construction de nouveaux édifices. La partie prend fin lorsqu'un joueur bâtit sa douzième construction.
L'astuce qui a permis la compilation du matériel est géniale : ce sont les mêmes cartes (bâtiments) qui, une fois retournées, deviennent des matières premières.
Lorsqu'on vend ses marchandises, on gagne de l'argent représenté par … toujours les cartes. Et le tour est joué.
Le seul inconvénient de ce jeu passionnant provient de la variété des cartes. Les bâtiments sont nombreux, leur capacités diverses et associées à l'une ou l'autre des phases du jeu (gérées par les personnages choisis par les joueurs au début de leur tour, exactement comme dans le jeu de plateau). Il est plus agréable de jouer en ayant une idée de l'ensemble des possibilités offertes par les différentes constructions. Ou en tous cas, lorsque les joueurs autour de la table ont un niveau de connaissance proche des dites cartes.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Voici une compile entièrement dédiée aux mauvais garçons de Manchester.
J'ai choisi un titre par LP (Long Play, album studio) ou EP (Extended Play, un "4 titres" quoi) en ma possession en essayant d'éviter les titres lives et les reprises puisque j'ai des compiles sur ces thèmes en préparations et je repiocherai donc peut-être dans la discographie des frères Gallagher…
[Il suffit, comme d'habitude, de cliquer sur le baladeur numérique à droite pour écouter la musique]
1. Supersonic, extrait de l'album "Definitly Maybe"
2. Listen up, extrait du 4 titres "Cigarettes & Alcohol". Je ne sais pas s'il est sorti avant ou après l'album. Ce n'est pas très important, je crois.
3. Whatever, extrait du 4 titres éponyme. Le single qui dit "Vous aimez le premier album? Vous n'avez encore rien vu." Aujourd'hui encore dans mon top 3 d'Oasis.
4. Acquiese, extrait du 4 titres "Some might say". Le deuxième album n'était toujours pas sorti, les fans patientaient. Ce titre est un peu particulier puisque c'est un des rares duos entre les frangins (comme le simple actuellement sur les ondes "Let there be love" mais en pêchu).
5. It's better people. 14 août 1995, date mémorable, sorti du vrai premier simple du deuxième album, "Roll with it". Entre autres faces B, ce titre là. Excellent.
6. She's electric, extrait de l'album "(What's the story) Morning glory". Je vous épargne "Wonderwall" et "Don't look back in anger", ou bien ?
7. The masterplan, extrait du 4 titres "Wonderwall". Quand les faces B sont à ce niveau-là, je crois que je peux comprendre que ces mecs ont pensé être les rois du monde.
8. Underneath the sky, extrait du 4 titres "Don't look back in anger". Retour au son du premier effort. Pas désagréable pour un sou.
9. Be here now, extrait du sous-estimé troisième album.
10. I can see a liar, extrait du suivant "Standing on the shoulder of giants".
11. Hung in a bad place, extrait de l'album "The Hindu times". Deux albums pas mauvais, mais pas indispensables non plus. Faut le reconnaître.
12. The importance of being idle, du dernier "Don't believe the truth". Je crois que les garçons sont de retour aux affaires. Il n'y a pas que des chefs d'œuvres sur ce disque mais largement de quoi retrouver la foi.
A bientôt pour de nouvelles aventures !

Les petits plus : le texte n'est pas original mais la mise en page est ... unique !
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Je reconnais que je collectionne les disques. On n'achète pas 400 disques en 10 ans parce qu'on aime écouter de la musique. Pas seulement.
C'est pas grave et c'est moins cher qu'un psy (quoique, parfois, la question peut se poser...)
Mais je n'ai pas le virus du son.
J'en profite pour glisser un large extrait d'un texte de Philippe Manouevre, un de mes héros littéraire.
"Racontons nos chaînes, dans l'ordre. Courant seventies, il semble que la mirifique chaîne achetée via l'annonce de R&F crachote, bafouille et n'est qu'un leurre. Pourtant, du matériel allemand ? Lors d'un premier voyage aux Etats-Unis, éclairement : là-bas, tout le monde est équipé japonais. Il faut entendre Steppenwolf sur une chaîne nippone...
Ces basses, ces coups de cymbales, on se retrouve scotché au plafond. De retour en France, je prends le problème à bras le corps d'une manière totalement yankee : il nous fallait une chaîne japonaise, nous l'obtiendrons, goddamnitt. Incapable de vendre du crack à des gansta-rappers (non pour une quelconque question de morale mais bien parce que ni l'un ni les autres n'existent encore) je deviens assistant libraire, classeur de dossiers périmés à la Sécurité Soociale (rue de Dunkerque) et finalement, raidi d'orgueil et d'un menu pactole, j'ose pénétrer dans un magasin de hi-fi, moquette noir et rouge. Flash. Le vendeur, un pro, m'évalue en deux secondes et trois dixièmes. D'un geste serein, il pose l'album "Fireball" de Deep Purple sur la platine Thorens et ...orgasme électrique.
Je ressors, totalement étourdi et acquis à la cause de la marque Sansui. J'ai tout pris : l'ampli Sansui, les enceintes Sansui. Il a fallu deux hommes pour m'empêcher de prendre le disque de démonstration.
A la maison, ce n'est pas tout à fait le même son. Des années plus tard, le vendeur retrouvé dans une convention m'expliquera que c'est normal. Corsaires, les premiers roitelets de la hi-fi dissimulaient des équaliseurs derrière les amplis pour booster le matos."
Pour ma part, l'équipement se compose d'une platine antédilluvienne, d'un ampli Yamaha dit "d'entrée de gamme" et de superbes enceintes JMLab.
L'adjectif qualificatif décrivant la platine n'a pas été choisi au hasard : Noé écoutait réellement ses cds Nature et Découverte sur un modèle similaire. Elle a presque déménagé aussi souvent que moi, mais reste fidèle au poste (ah, ah), vaillante. La seule coquetterie qu'elle s'est offerte, s'est d'éteindre définitivement le petit écran précisant le numéro et la durée de la piste. Ce n'est d'ailleurs pas pour me déplaire, je n'apprécie que modérement l'effet "Sapin de Noël" d'une certaine génération de chaîne.
L'ampli est une belle bête de 12 kg ramenée en train de Mayence où je l'ai payé la moitié du prix communément pratiqué à l'époque de ce côté du Rhin. (C'était un modèle d'exposition mais ça ne fait pas tout.) Il est multi-fonction mais pratique et efficace. (Incroyables ces amplis, moins ils en font, plus ils sont chers.)
Les enceintes sont très volumineuses, pas forcément très design mais j'aime le son qu'elles produisent, à la fois précis et chaleureux.
Je suis un garçon raisonnable : le matériel n'évolue qu'en cas de nécessité. Pas accro à la hi-fi, le principal, ça reste tout de même d'écouter de la musique, non ?
A bientôt pour de nouvelles aventures !



