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Lundi 9 avril 2007


Les petits plus : exemplaire unique dans ma modeste collection : le flyer-CV avec la photo. Certes, lorsqu'on a un regard de tueur comme ça, on DOIT être un marabout très puissant. (ou alors c'est la coke).

D'un autre côté, la photo, c'est peut-être quelque chose de très commun chez les marabouts du XVIIIème ... (merci Oliv. pour ce flyer !!!)


C'est en train de devenir un classique mais je ne peux pas m'empêcher d'en remettre une couche, c'est bien sûr le couple "retour immédiat de l'être aimé(e)" / "Résultats en 3 jours". J'adore.


A bientôt pour de nouvelles aventures !
Jeudi 5 avril 2007
Je ne m'étais encore jamais garé aussi loin de la Laiterie. Il semblerait que les Kasabian soient venus à Strasbourg précédés par leur réputation.

Ce soir-là, le concert est effectivement complet mais je commence à me demander si le "buzz" est justifié...

Après une première partie agréable sans être particulièrement marquante (le trio Black Daniel), le gang arrive à l'heure et balance d'entrée de jeu un Shoot the runner impeccable. Pendant la première moitié du concert,  le groupe semble bridé. On a l'impression qu'ils ne sont pas remis d'avoir écrit leur deuxième album, qu'ils le trouvent trop bon et craignent de l'abîmer en live. Les bons moments s'enchaînent néanmoins et font regretter, une fois de plus, de n'avoir jamais assisté à un concert des Stones Roses (By my side, Sun shines time flies aussi psychédéliques qu'efficaces).

Puis le chanteur s'éclipse pour laisser la place au guitariste et principal compositeur du groupe : Serge Pizzorno. On comprend immédiatement pourquoi cet homme a embauché un chanteur.
Peu après, on a le sentiment de rentrer dans la deuxième mi-temps du concert : le groupe attaque ses morceaux les plus éléctros ainsi que les bombes du premier album. Kasabian ne parvient pas à transformer la Laiterie en discothèque géante mais se décomplexe, joue relâché et donc à pleine mesure.
Le public apprécie et en redemande. So be it.

Au final, on a assisté à une belle prestation, groupée, avec des musiciens qui ont envie de donner quelque chose. Merci à eux.
On attend donc la suite avec impatience.


A bientôt pour de nouvelles aventures !

L'avis d'Alex La Baronne
(qui a visiblement assisté au même concert !)
Mardi 3 avril 2007
J'avais aimé 8 femmes parce que ça pétillait.
J'avais aimé Sous le sable même si c'était triste à mourir.
J'avais aimé Sitcom parce que c'était décalé (euphémisme).
J'avais aimé Swimming pool tout court.

Sauf que là, ma dulcinée et moi venons de voir deux films de François Ozon suffisamment dispensables pour nous faire douter de nos sentiments envers le cinéaste. (Pour éviter tout malentendu, je précise que ma dulcinée a détesté Sitcom)

5 x 2 est plat. C'est volontairement frontal mais bien trop à mon goût. Je suis certainement trop fleur bleue mais cette vision de la vie conjugale est beaucoup trop noire, triste et dure pour rester réaliste. Une histoire avec si peu d'humour, de second degré, de vie et d'amour finalement, ce n'est pas possible. En tous cas, j'ai du mal à y croire.
Un aspect que j'ai aimé : la construction faite d'instantanés présentés à rebours (le divorce, les soucis, la naissance, le mariage, la rencontre) est intéressante. Sur le DVD, il est possible de voir l'histoire dans l'ordre chronologique et je pense que cela n'aurait alors vraiment plus aucun intérêt.

Dur, triste et noir sont des adjectifs qui s'appliquent parfaitement au personnage central de Gouttes d'eau sur pierres brûlantes. Là, encore, cet homme est tellement monstrueux qu'il en devient inhumain, que plus aucune empathie n'est possible. D'un autre côté, on ne parvient pas réellement à comprendre comment ses victimes peuvent l'aimer autant. Une nouvelle fois, l'extrémisme tue toute crédibilité.
Un aspect que j'ai aimé : il s'agit de l'adaptation d'une pièce écrite par le réalisateur allemand  RW Fassbinder et Ozon joue à fond la carte du germanisme et du kitsch. Les fringues, la musique et une petite chorégraphie d'anthologie viennent pimenter ce huis clos angoissant, visant lui aussi à démontrer l'impossibilité d'une vie conjugale équilibrée.
Si ça se trouve, tout le problème vient de là.


A bientôt pour de nouvelles aventures !
 

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