Connaissez-vous les jeux Cocktail Games ? Il s’agit de petites boîtes contenant de sympathiques petits jeux de lettres, d’observation ou de réflexion. Comme leur nom
l’indique, il s’agit principalement de jeux dits d’apéritif, idéaux pour faire des cadeaux mais dont la durée de vie peut être limitée. Dans d’autres formats de boîtes, il s’agit aussi de
l’éditeur des excellents Unanimo et Vitrail.
Connaissez-vous Labyrinthe Master ? Il s’agit d’un grand classique du jeu de société qui comme Risk ou le Cluedo a eu le temps, depuis sa création il y a plus de 20 ans, d’être réédité, mis au goût du jour, décliné puis à nouveau réédité.
Eh bien figurez-vous qu’Antoine Bauza, l’auteur de Chabyrinthe est parvenu à faire rentrer l’un dans l’autre. Car Chabyrinthe, c’est le petit neveu de Labyrinthe Master dans une boîte Cocktail Games. J’exagère un peu puisqu’on est bien loin du plagiat mais la mécanique générale du jeu est tout de même très proche. Dans Chabyrinthe, des chats (rapportant de 3 à 5 points) empruntent un réseau de gouttières pour rejoindre une place près d’un bon feu. Le chemin, fait de coudes, de tés, de lignes droites et de croisements est au départ très chaotique et c’est à nous de l’organiser afin de permettre aux minous d’aller se mettre au chaud. A son tour, on peut tourner une gouttière ou en piocher une nouvelle afin de décaler une ligne ou une colonne. Lorsque tous les matous sont arrivés à destination, on compte.
Les illustrations sont superbes, tous les avantages des jeux de la gamme sont là (facile à transporter, facile à présenter, facile à ranger) et la règle contient même une variante "Chaton" pour les petits.
Très agréable, plus simple, plus rapide, (et donc plus fun) que son illustre aîné, Chabyrinthe ne parvient pourtant pas à faire oublier ce dernier aux puristes. Mais cela n’a pas grande importance puisque les deux jeux ne sont pas appelés à sortir dans les mêmes circonstances.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Attention, très grand moment de marabout.

1er point : les 100%. Sachez qu’il existe des Voyant médium guérisseur africain à 90%. Honnêtement, je ne sais pas sur quel point les 10% manquent. Mais là, pas de souci, on est dans le 100%.
Trois lignes plus bas, Monsieur Basekou remet le couvert : Réussite professionnelle et sentimentale à 100%. Pareil, chez les autres, bien souvent, ce n’est que 90%. On n’imagine que du coup, c’est moins cher.
2ème point : Éloignement de votre rival(e) vers l’exil obligatoire. Je pense que nous sommes d’accord : ça se passe de commentaires.
3ème point (ce flyer est une mine) : Je m’engage à ne pas vous décevoir, mes résultats sont surprenants. Là, il faut m’expliquer ! Soit je ne suis pas déçu, soit je suis surpris. Les deux à la fois, on doit plutôt être du côté des 110%, là, non ?
4ème point : j’avoue aussi un petit faible pour "Rend le jugement en ta faveur". J’aime la formule et il m semble qu’elle est assez originale.
5ème et dernier point : Le A Lorient barré en bas est d’origine. Le flyer nous vient de la région mulhousienne. Avec le numéro de tel
dans le Haut-Rhin juste en dessous. Boarf, un petit problème de copier/coller, ça peut arriver à tout le monde, non ?
A bientôt pour de nouvelles aventures !
D’abord, bonne année à toutes et à tous ! Qu’elle vous soit douce et vous donne de nombreuses occasions de sourire. ("Et surtout la santé, hein, le reste ..."
comme disent les vieux par chez nous).
Ensuite un manga. Oui et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un manga dont le sujet est ... un jeu.
Non, pas le poker, bande d’obsédés !!!
Le go.
Le go, comme les échecs (ou le monopoly) fait parti de ses jeux dont les règles sont apprises en quelques minutes (on peut dire aussi qu’elles tiennent sur un ticket de métro) mais pour lesquels
une vie ne suffit pas pour en maîtriser la pratique. C’est justement le point de départ de l’histoire : Saï, le fantôme d’un joueur du passé ressurgit. Il n’a qu’une envie, c’est bien sûr de
jouer. Uniquement visible par Hikaru, le héros, Saï va donc profiter de son nouveau passage sur Terre pour transmettre sa passion au jeune homme. Voilà une occasion rêvée de découvrir le monde du
go au Japon, ses fédérations, ses tournois, ses titres, son avenir...
Et j’ai aimé. J’ai aimé le scénario qui malgré le délayage dû au concept même de manga tient bien la route. Il y a des rebondissements plutôt inattendus mais l’ensemble est réaliste et en grande partie crédible. Au-delà de la boulimie littéraire provoquée par n’importe quel bon manga, le récit est passionnant car détaillé. Les institutions du go mais aussi le système scolaire japonais y sont très bien décrits. Le quotidien aussi. C’est dépaysant, plaisant.
Même si les parties sont parfaitement impossible à suivre, la bande dessinée donne bien entendu très envie de jouer au go mais sans jamais essayer d’être pédagogique. Le but des auteurs n’a jamais été d’être didactiques et c’est tant mieux puisqu’on échappe aux lourdeurs qu’auraient suscitées une telle entreprise.
Seule ombre au tableau, la structure finale de l’oeuvre : 17 tomes s’enchaînant parfaitement, sans temps mort avec une belle histoire jouissant d’un début, d’un milieu
et d’une fin. Le tome 18 est un hors série, sorte de recueil de nouvelles et les 5 derniers volumes relatent la suite, la magie en moins. Dommage. Toujours difficile de savoir s’arrêter.
J’imagine que la difficulté augmente avec le succès. Bref, si vous voulez vraiment rester sur une excellente impression, contentez-vous de la première partie, c’est un merveilleux guide au pays
des pierres noires et blanches doublé un bon moment de lecture de gauche à droite.
A bientôt pour de nouvelles aventures !



