Il faut bien commencer par quelque part. J'aurai pu commencer par un de mes disques de l'île deserte, un de ceux qui m'accompagne depuis 1an, 5 ou même 10. Oui, Definitly Maybe d'Oasis et Voodoo Lounge des Rollings ont tous deux 11 ans et marquent certainement le début de ma passion pour ces galettes de 12 cm de diamètre avec quelques notes de guitares gravées dessus ...dessous, enfin dedans. Pour dire que cela ne nous rajeunit pas. Et que la frontière entre la passion, la curiosité et la collection est parfois ténue.
On s'éloigne, là. On parlait de mon premier article et de Souchon. Je ne suis pas fan de Souchon. Je ne connais pas sa discographie complète, ne l'ai vu qu'une fois en concert. Par contre, je suis fan de son disque précédent. Il s'appellait "Au ras des paquerettes" et date de mile neuf cent ...2000. Ce n'est pas un disque qui a passionné les foules (sentimentales) ...pas autour de moi en tous cas. 10 morceaux (et j'aime beaucoup les disques concis), excellentes chansons, paroles et muiques.
On s'éloigne à nouveau, on parlait de mon premier article et de pourquoi La vie Théodore. C'est un album que j'ai écouté plusieurs jours de suite ... ce qui est très rare. D'où l'article. Je l'aime pour les mêmes raisons que le précédent: concision, talent, quelques titres extraordinaires qui tirent les autres avec suffisament de cohérence pour avoir le sentiment qu'on tient là "un bon album".
Mes préférés? "Putain ça penche" pour la guitare, "J'aimais mieux quand c'était toi" pour la fluidité exemplaire, "Bonjour Tristesse" pour le texte, "Lîle du dédain" pour ... le feeling, je crois et "Lisa" parce que les disques qui finissent sur un morceau simple de 2' et quelques à la guitare acoustique, ça me fait toujours craquer.
A bientôt pour de nouvelles aventures!
Oui, oui, Rammstein, le groupe de métal indus allemand.
Six jeunes gens pas vraiment connus pour leur délicatesse mais plus pour leur musique (lourde) et leur goût pour la provocation (lourd aussi).
Alors, ce nouvel album ? Eh bien très bien.
Tout d’abord les nouveautés. Un duo avec Sharleen Spiteri de Texas. Elle chante de façon très sérieuse, genre sirène dans la brume, elle s’adapte bien sûr mais ça ne passe pas vraiment. Si on ajoute une musique pas exceptionnelle, on arrive à un résultat …. bof, bof.
L’autre surprise, c’est un morceau en espagnol (Te quiero Puta !, grande classe, toujours) avec des cuivres et de la sangria dedans. Gros décalage avec la voix de Till le chanteur. J’aime beaucoup.
Le reste est assez classique sur la forme (très gros son, moment d’accalmie, grande maîtrise du chanteur dans les deux registres) comme sur le fond (il est question du feu sur 3 morceaux, visiblement, un sujet qui leur tient à cœur, un sujet brûlant, quoi) avec de très bons moments :
- Benzin, premier simple évident, très dynamique
- Rosenrot et sa construction très poétique (thème romantique et tout et tout)
- Spring et Feuer und Wasser, sans commentaire
- Wo bist du, super musique (quand on aime l’art (des rythmes) martiaux), dommage que le texte soit si léger (on est pas loin de « Love love me do, coz I, I love you » enfin en moins enjoué quand même)
- Hilf mir, l’histoire d’un enfant jouant avec les allumettes….
Pour 30 centimes d’euros, il y avait la possibilité d’avoir une édition limitée avec un dvd bonus dedans. Je ne cours généralement pas après les éditions limitées (combien de fois regarde-t-on les fameux dvd bonus ????) mais là, à cette différence de prix-là, certains arguments perdent de leur poids. Il s’agit de 3 extraits du dvd live à venir. Je ne pense pas en faire l’acquisition. Je ne suis même pas certain d’avoir encore envie de voir ce groupe en vrai. Sur scène, le spectacle est total. Peut-être trop. Dans le public, je ne crois pas que tout le monde ait bien compris qu’il s’agisse de second degré….
Pour finir sur une note positive, je trouve la pochette superbe…
A plus pour de nouvelles aventures !
J'aime.
Faut qu'j'développe? Euh..., c'est parce que c'est d'la balle atomique, là, si tu veux.
Blankass, c'est le rock français de proximité. Chaleureux, proche. On a le sentiment que le meilleur moyen de rencontrer les Blankass, c'est d'aller faire un tour au bar du coin. Ils sont là si on a besoin d'un coup de main ... ou d'un coup de gueule. Et c'est bon.
Cet album est bourré de qualité. Le son est bon, les textes et les musiques aussi. L'idée des claviers partout excellente (moins d'accordéon, plus de piano, dites les gars, vous vous embourgeoisez, là, non? :o) ) . Mais surtout l'ensemble est hyper homogène, cohérent. Les morceaux s'enchainent, c'est pas une collection de singles mais un excellent album.
Sur l'album précédent, il y avait un très beau titre qui s'appellait "Pour la lumière". Rencontre entre deux mondes, les riches et les pauvres. Pas d'échange, beaucoup de malentendus. En fait, un des p'tits gars a tout de même "pécho" une jolie bourgeoise qui a fait HEC. Ca donne "Au Costes à côté" sur cet album. Très beau texte. J'ai senti une autre filiation entre les deux albums et il s'agit de "C'est moi" et "La faille". "Quand tu cries, celui qui parle, c'est moi", je trouvais ce texte sur nos forces intérieures très positif. Là, on a l'envers de la médaille et c'est beau aussi.
Dernier coup de coeur, la présence de Manu (la chanteuse du groupe Dolly) sur un excellent titre et celle de Mika (le bassiste de Dolly) dans le livret: il est décédé l'été dernier et le disque lui est dédié.
A bientôt pour de nouvelles aventures!




