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Samedi 23 juin 2007

Histoire de briser la monotonie de cette rubrique, je vous propose un autre point de vu sur nos amis les marabouts.

La parole est à Dominique A, Le métier de faussaire.


Je fais un bien triste métier
Je suis un faussaire
Qui le sait s'en remet à moi
Tout plein d'espoirs


Que quelqu'un veuille se faire aimer
En deux temps je sais provoquer
Un amour sans fin
Qui ne bougera pas


Mais pour moi, je ne sais rien faire
Rien ne marche et je ne connais pas
D'autres faussaires qui
Sachent un peu m'aider

Je devrais me réjouir de faire le bonheur d'autrui

Mais c'est trop
Trop demander à
Va savoir qui

Certains jours je prie pour n'avoir plus ce savoir-faire

Mais alors quelqu'un me demande
Et je suis là

Et je suis seul à ne pas croire à ce que je fais
Quand j'essaye d'y croire, c'est un four
Et pas plus qu'un autre, je n'supporte ça


Je t'aimais, je te perds
Tu crois qu'un faussaire sait mentir
Pour faire feu de tous bois pour lui-même hélas

Je voulais retenir ce que j'ai fait pour autrui

Et puis tout défaire
Les voir déchanter
Voir leur désespoir en chantier
Tandis que ce qui les tenait
Sous leurs yeux prendrait
Un tout autre tour


Mais mon orgueil n'en démord pas
Alors je ne fais rien
Je n'peux pas d'un seul coup changer
Personne ne peut ça


Je fais un bien triste métier
D'autres viendront me relayer
Qui seront comme moi
De tristes gens


Grise figure celle du faussaire
Ce qu'il fait jamais ne le sert
Et seule sa conscience est soulagée


Je t'aimais, je te perds, tant pis
Je suis un faussaire
Et ma vie déjà bien lancée
Me passe sous le nez
Car pour moi, je sais rien faire


A bientôt pour de nouvelles aventures !

Dimanche 10 juin 2007
Un jour, j'ai viré mes K7 audio.
Un jour, je suis passé du lecteur de mini-disc à l'iPod.
Le jour d'après, c'était toujours autant le bordel (c'est paraît-il ce qu'on dit lorsqu'il y a beaucoup de bazar. Si vous ne me croyez pas, demandez à mon fils.)

J'ai des cds. Des maxis. Des deux titres. Des samplers (et sans reproches) acquis avec tel ou tel magazine.
Et du MP3. Sur des cds. Sur des dvds.

En soit, ce n'est pas dramatique. Mais soudain le fantasme fait son apparition à l'horizon.
Et si je réunissais tout au même endroit, sous la même forme.
Ce serait chouette, non ?

Tout graver en cds ? Ah, ah, ah.
Tout graver sur des dvds thématiques ? Non, parce qu'une intégrale, ça évolue, même pour les chanteurs morts. (surtout pour les chanteurs morts, en fait). Et puis, un dvd, ça manque d'accessibilité à mon goût.

Ce sera donc du numérique. Après plusieurs essais de cddb (base de données musicales), j'ai fini par opter pour iTunes, le logiciel servant d'interface à l'iPod.
Là, j'en suis à 17 Go.
Soit le cinquième du total, si mes estimations sont bonnes.

Alors oui, c'est fastidieux. Oui, ma psychorigidité m'a poussé à tenter une approche systématique alors que, bien entendu, la seule approche possible est celle du plaisir, de l'envie.

J'avoue qu'après un bon départ ma motivation a rapidement chuté. Depuis, elle fluctue en fonction du temps que j'ai pour encoder mais surtout du temps que j'ai pour écouter mes p'tites compiles. Pour profiter. Car bien au-delà de l'aspect pratique de la chose, le bonheur, c'est de pouvoir se faire ses listes de lecture simplement. "Tiens, je m'écouterais bien tout ce que j'ai de Dylan." Plus besoin de jongler entre les cds et les copies MP3. Tout est là. [C'est l'occasion de réécouter Time out of mind après Modern times, on comprend plein de trucs et alors que l'engouement pour le premier m'échappait complètement à l'époque de sa sortie, tout s'éclaire aujourd'hui. Mais ce n'est pas le sujet.]

Sans compter que je viens d'avoir une illumination : l'encodage et le poker en ligne sont deux activités tout-à-fait compatibles !

A bientôt pour de nouvelles aventures !
Samedi 2 juin 2007

Cet article fait suite à celui-ci.
Oui, je suis allé le voir une sixième fois.

Stephan et ses musiciens nous font patienter une heure pour ne jouer qu'une petite heure et demi. On n'a jamais vu la couleur des "invités" du billet et .... et .... et c'est tout.

A part ça, on a vu un concert magique (comme souvent avec ce monsieur) qui entre directement dans mon top 10 des lives auxquels j'ai eu la chance d'assister. Rien de moins !

D'abord il y a un décor simplissime fait de draps blancs sur lesquels les ombres des musiciens sont parfois captés (ils sont devant les draps, Eicher n'a pas engagé les Shadows non plus, hein).

Des tout vieux titres (I tell the night, Combien de temps), des vieux (Manteau de gloire, Pas d'ami), des incontournables (Déjeuner en paix (pour la première fois en acoustique dans mes oreilles), Rivière, Hemmige), du rare (Campari soda avec le "copilote" qui chante Creep de Radiohead au lieu de son texte...), des récentes (On nous a donné et Ce peu d'amour enchaînées, géniales) mais toutes réarrangées. A chaque fois, une nouvelle interprétation, un nouveau souffle, presque de nouvelles chansons. Ce n'est plus tout-à-fait un concert mais bien un spectacle, au sens de la création.

Stephan n'est accompagné que de trois musiciens mais tous trois sont largement multi instrumentistes et changent d'outils entre chaque morceau et même régulièrement pendant les morceaux. Du bonheur pour les oreilles mais aussi pour les yeux. (et dans la bonne humeur en plus). Eicher pour sa part reste à la guitare acoustique pendant toute la soirée.

Quid des nouvelles chansons ? Je ne vous cache pas que le dernier album, je ne le sentais pas. Ce single écrit par Raphaël, ça n'augurait pas que des bonnes choses. Les extraits entendus ça et là semblaient un peu mous, un peu en panne d'inspiration.

Résultat ? L'artiste a bien fait son travail de promotion puisque j'ai acheté le disque le lendemain. Il est pas mal du tout (en dehors de la Raphaëllerie et des passages jazzounets, bien sûr). Il est même très bien.

Rendez-vous à l'automne pour le septième ? Je suis partant.


A bientôt pour de nouvelles aventures !

Vendredi 1 juin 2007

Il existe des réalisateurs pour lesquels j'ai un gros a priori positif. Pas forcément pour de bonnes raisons, parfois pour pas grand chose. Pour Robert Altman (vous pouvez lire une excellente bio chez l'ami SysTool), ce sont MASH et The player qui m'ont marqué dans mon jeune temps alors que je n'étais respectivement qu'un enfant puis qu'un adolescent dans sa période Jean-Claude Van Damme.
C'est un peu par hasard que nous avons vu, ma dulcinée et moi, Cookie's fortune et The last show à peu de temps d'intervalle.

Difficile de ne pas comparer les deux films qui sont plutôt chorales (comme souvent chez Altman) et se déroulent dans le sud des Etats-Unis. Avantage à Cookie's fortune à cause du scénario mais les deux valent le coup d'oeil.

The last show (Prairie home companion en VO, traduire un titre anglais par un autre, quelle bonne idée !) nous narre la dernière d'une émission de radio hebdomadaire en direct depuis un théâtre. On y suit donc une galerie de personnages hauts en couleurs (présentateur, chanteuses, comiques, ...) ainsi que leur "bourreau" venu apercevoir la dernière émission et un personnage allégorique et troublant. C'est parfois drôle parfois triste mais toujours bien joué et extrêmement bien filmé (j'ai toujours un faible pour les plans jouant avec les cintres). Il manque un je-ne-sais-quoi qui rendrait le film très bon. Peut-être est-ce simplement le manque d'épaisseur de l'histoire ?

Cookie's fortune a ce petit plus. Il s'agit d'un film intégrant parfaitement la langueur propre au sud des Etats-Unis tout en y joignant la petite étincelle de magie qui fait justement les grands films. Les acteurs et la réalisation sont également formidables (le couple formé par Glenn Close et Julianne Moore fonctionne à merveille et ça fait m'a fait tout drôle de voir Charles S. Dutton dans un rôle aux antipodes de celui, plutôt marquant de Dillon dans Alien3).

Un bon et un très bon Altman. Et on devrait revoir Gosford Park tout bientôt, ce devrait également être un plaisir.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Mercredi 16 mai 2007

C'est Thom le golbeur qui m'a enchaîné à ce quizz. Voyons voir...


Les quatre livres de mon enfance :

Petit, j'ai toujours été grand pour mon âge et je lisais pas mal (mais ça n'a aucun rapport). Je me souviens de chouettes récits tels que Quand Hitler s'empara du lapin rose de Judith Kerr ou La sixième de Susie Morgenstern. Il y avait aussi les trois détectives d'Alfred Hitchcock (dans la bibliothèque verte !!!!) que j'adorais.

Un de mes tout premiers livres de grands a été La fée carabine de Daniel Pennac. Je devais avoir 12 ans, j'ai immédiatement senti un certain décalage auquel je suis toujours sensible aujourd'hui.


Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :

Facile ! Italo Calvino, Luis Sepulveda et Gabriel Garcia Marquez.

Le quatrième est René Goscinny. Astérix et Cléopâtre. Astérix chez les Helvètes. Que des classiques.


Les quatre auteurs que je n'achèterai (ou n'emprunterai) probablement plus :

Tom Clancy, Stephen Coonts, Mary Higgins Clark et Marc Lévy.

Les deux premiers parce que ma conscience politique est venue après ma conscience littéraire.

Les deux derniers parce que je crois en avoir fait le tour.


Les quatre livres que j'emmènerais sur une île déserte :

La Bible, le Coran, la Torah et les Rougon-Macquart de Zola.

C'est l'occasion, non ?


Les quatre premiers livres de ma pile à lire :

Le grand secret de René Barjavel (emprunté à la modeste bibliothèque du village, un peu au hasard)

A storm of swords de GRR Martin, troisième volume de la saga d'héroic fantasy débutée il y a quelques temps déjà.

Le jeu vous va si bien de Pascal Deru et The pillars of the earth de Ken follett, deux conseils de lecture de ma dulcinée.


Les quatre (fois quatre) derniers mots d'un de mes livres préférés :

Dix cadavres et un problème insoluble, voilà ce qu'ils trouveront sur l'île du Nègre.

(Je ne vous fais pas l'affront de vous dire de quel ouvrage c'est extrait).


Les quatre lecteurs (trices) dont j'aimerais connaître les quatre...

Lanatole, Veka, Hélène, Francine, Mimi San, Marinette, ... oups, j'ai dépassé.

Celles qui n'ont pas de blog peuvent bien entendu le faire dans les commentaires ...


A bientôt pour de nouvelles aventures !


 
 
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