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A bientôt pour de nouvelles aventures !
Je n'achète
plus de BD. Mais grâce à ma chère médiathèque, j'en lis toujours. Mes goûts se sont affinés. Finis les séries à rallonge. Et de moins en moins de fantastique, j'ai l'impression que tout se
ressemble terriblement. Pour tout vous dire, je ne me souviens pas vraiment de ce que j'ai lu depuis l'été dernier. L'été dernier, j'ai pris une énorme claque avec Le photographe. Je ne suis pas
le seul, notre ami Oliv. a écrit un excellent article à ce sujet.
Rien d'excitant jusqu'à la semaine dernière où, enfin, j'ai été à nouveau touché, séduit, enchanté.
Par un livre en noir en blanc, un dessin quelconque et zéro scénario.
Je ne sais absolument pas ce qui m'a plu, simplement parce que je crois que l'ouvrage sur lequel je suis tombé est bourré de qualités qui vont bien au-delà de ce que je suis capable de mocaliser.
En tous cas, le résultat déborde de finesse et d'humour. C'est passionnant et tendre.
Ah oui, il s'agit d'un québécois qui se rend trois mois en Chine pour superviser la production d'un studio d'animation. Et ... rien. Mais il
raconte son quotidien avec une humanité et un sens de l'auto-dérision rares.
Ça ne donne pas franchement envie d'aller travailler en Chine mais furieusement celle de se jeter sur le reste de la bibliographie de Guy Delisle.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
On a beau bondir à la moindre pub,
hurler à l’anti conso et se demander si cette histoire de décroissance, quand même, ce ne sera pas une piste, on finit, comme tout le monde ... aux soldes. Et vas-y que je t’achète des disques
pas indispensables principalement parce qu’ils ne sont pas chers. Bref. Trois semaines et demi plus tard, tout est écouté, digéré ... consommé ?
28 morceaux, 54 minutes. Hey ho, let’s go. Un peu comme pour le No sleep ‘til Hammersmith de Motorhead, inutile d’être un fan pur et dur du groupe pour aimer
LE disque live. Un concert, c’est ça, un point, c’est tout. Et lorsque le disque s’arrête, curieusement, on a les pieds qui collent au sol à cause de la bière tiède renversée partout...
J’ai longtemps crû que ce disque était mon album de Renaud préféré. Parce que Deuxième génération, Pochtron et Loulou. Parce qu’étant petit
j’ai fait une fixette sur Dès que le vent soufflera (tiens, à la réflexion, ça explique peut-être ma fascination débile pour la mer (en deux mots) alors qu’elle se trouve si loin de
moi...). Bref. Cela me fend le coeur d’écrire ça mais Morgane de toi est un disque qui a terriblement vieilli. Paroles, musiques et production. Tout a vieilli. Bon, la plupart des
disques de 1983 ont pris un bon coup de vieux mais celui-ci fait vraiment de la peine.
Un disque qui m’intriguait depuis longtemps. Je n’ai jamais été fan de l’Indo eighties. Celui des années 2000 ne me touche pas. Deux périodes différentes mais pour
lesquelles le groupe se résume souvent à la même chose : caricature. Des autres mais aussi de lui-même. Et la caricature, ça manque souvent de saveur. Mais entre les deux périodes, Indochine a
été humain. Humain parce qu’ils n’ont jamais lâché l’affaire alors que leur public s’était réduit à la portion congrue. Humain aussi parce que rattrapés par la réalité de la vie et de la mort. A
ce moment, sortait ce qui est pour moi le meilleur album d’Indochine : Danceteria. Sans cliché, presque sobre, humain. Et 3 ans avant, il y avait cet album, plutôt passé inaperçu. Sans atteindre
les sommets de Danceteria, Wax est un bon album pop-rock, plutôt bien écrit. Pas bouleversant mais agréable.
Daniel Darc – Crève coeur (2004)
J’étais passé à côté de ce disque à sa sortie. Emprunté, écouté mais trop distraitement. Ah oui, c’est pas mal. Et hop, on passe à autre chose. Erreur. Ce disque est
très (très) attachant. Merci à ska d’avoir réaiguisé ma curiosité à ce sujet. Touché.
Là aussi, j’avais été beaucoup trop rapide à catégoriser puis zapper. Brève écoute au casque chez un disquaire. Pas accroché. Pas grave, il y a tellement de choses à écouter.
Sauf que parfois il faut savoir ralentir un peu. Certain disque mérite deux oreilles et même un petit bout de cerveau. Cet album a été encensé un peu partout et certain d’entre vous m’en ont parlé, directement ou indirectement. A force, j’avais envie de lui donner une deuxième chance.
A la première écoute, la voix ne passe pas. Musicalement, ça manque de cohérence. Mais les écoutes suivantes libèrent la voix (chantée, rappée, slamée, parlée, on s’en
fout, on boit juste les paroles). Les musiques sont formidables, variées certes mais tellement accordées aux textes. Cet homme a une plume magnifique. A découvrir absolument si ce n’est déjà
fait.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
Connaissez-vous les jeux Cocktail Games ? Il s’agit de petites boîtes contenant de sympathiques petits jeux de lettres, d’observation ou de réflexion. Comme leur nom
l’indique, il s’agit principalement de jeux dits d’apéritif, idéaux pour faire des cadeaux mais dont la durée de vie peut être limitée. Dans d’autres formats de boîtes, il s’agit aussi de
l’éditeur des excellents Unanimo et Vitrail.
Connaissez-vous Labyrinthe Master ? Il s’agit d’un grand classique du jeu de société qui comme Risk ou le Cluedo a eu le temps, depuis sa création il y a plus de 20 ans, d’être réédité, mis au goût du jour, décliné puis à nouveau réédité.
Eh bien figurez-vous qu’Antoine Bauza, l’auteur de Chabyrinthe est parvenu à faire rentrer l’un dans l’autre. Car Chabyrinthe, c’est le petit neveu de Labyrinthe Master dans une boîte Cocktail Games. J’exagère un peu puisqu’on est bien loin du plagiat mais la mécanique générale du jeu est tout de même très proche. Dans Chabyrinthe, des chats (rapportant de 3 à 5 points) empruntent un réseau de gouttières pour rejoindre une place près d’un bon feu. Le chemin, fait de coudes, de tés, de lignes droites et de croisements est au départ très chaotique et c’est à nous de l’organiser afin de permettre aux minous d’aller se mettre au chaud. A son tour, on peut tourner une gouttière ou en piocher une nouvelle afin de décaler une ligne ou une colonne. Lorsque tous les matous sont arrivés à destination, on compte.
Les illustrations sont superbes, tous les avantages des jeux de la gamme sont là (facile à transporter, facile à présenter, facile à ranger) et la règle contient même une variante "Chaton" pour les petits.
Très agréable, plus simple, plus rapide, (et donc plus fun) que son illustre aîné, Chabyrinthe ne parvient pourtant pas à faire oublier ce dernier aux puristes. Mais cela n’a pas grande importance puisque les deux jeux ne sont pas appelés à sortir dans les mêmes circonstances.
A bientôt pour de nouvelles aventures !